Une première grosse coulée
Si la saison des sucres commence habituellement plus tôt dans le sud du Québec et plus tard dans l’est et le nord, cette fois, pratiquement tous les producteurs ont enregistré une première forte coulée simultanément. Voici le deuxième compte rendu des acériculteurs et acéricultrices suivis par La Terre en cette saison 2026.
Les mystères du temps des sucres sous la loupe
La production de sirop d’érable a explosé depuis 20 ans, passant de 31,1 millions de kilos en 2006 à 102 millions de kilos en 2025. La technologie des équipements de production s’est raffinée au cours de ces années. C’est maintenant au tour de la recherche scientifique de connaître un virage important, grâce à des budgets accrus. Plusieurs universités se mettent de la partie pour expliquer les comportements des érables et aider les acériculteurs à améliorer leurs procédés.
Pourquoi les érables performent-ils différemment?
Les acériculteurs qui récoltent l’eau à la chaudière le savent : certains érables sont beaucoup plus généreux que d’autres, tandis que certains érables produisent une eau plus sucrée comparativement à leurs voisins immédiats. Pourtant, ces arbres bénéficient tous de la même température et du même sol.
De super érables à sucre retrouvés
Le chercheur Tim Rademacher se frotte les mains, lui qui a retrouvé des plantations d’érables à sucre oubliées depuis un demi-siècle : l’œuvre de chercheurs américains des années 1960, qui voulaient créer un super érable capable de produire une eau plus sucrée que la moyenne.
La Terre Express – La révolution des microorganismes dans la production du sirop d’érable
La chercheuse Marie Filteau de l’Université Laval n’en démord pas, certains sirops sont meilleurs
que d’autres au fil d’une saison, et ce n’est pas la méthode de production ou d’évaporation
qui y est pour quelque chose. « C’est la composition de la sève. Les microorganismes
changent au cours de la saison. C’est là que ça se passe », assure-t-elle.
Deux frères stimulés par la croissance
La Ferme La Seigneurie, à Saint-Camille, en Estrie, a fait un grand bond sous l’impulsion des frères Maxime et Alexandre Laroche. Ils ont investi dans la technologie, de même que dans un nouveau complexe laitier, et misent sur la génomique pour optimiser les performances de leur troupeau. Pas étonnant qu’ils aient été finalistes, cette année, au volet provincial du concours des Jeunes agriculteurs d’élite du Canada.
La saison 2026 s’annonce intense
La saison 2026 se fait attendre avec des températures qui demeurent trop froides partout au Québec pour déclencher les coulées. Si les acériculteurs des régions plus nordiques y voient une situation tout simplement normale, ceux situés au sud du Québec comprennent qu’ils débuteront les sucres plus tard qu’à l’habitude et que les érables pourraient connaître une coulée foudroyante.
Les employés de Citadelle se donnent un mandat de grève
L’embouteillage du sirop pourrait connaitre des perturbations alors que la centaine de travailleurs de Citadelle, coopérative de producteurs de sirop d’érable, à Plessisville, a rejeté dans une proportion de 85 % les offres de l’employeur.
Mirabel s’autoproclame capitale internationale de l’érable
La Ville de Mirabel, située au nord-ouest de Montréal, a annoncé, le 16 février, sa désignation officielle de « Mirabel, capitale internationale de l’érable ». Cette désignation ressemble à celle d’autres régions, comme la ville de Plessisville, dans le Centre-du-Québec, qui est surnommée « la capitale mondiale de l’érable » depuis plusieurs années.
La réserve stratégique de sirop est pratiquement toute vendue
La réserve stratégique de sirop d’érable n’est pas vide. Il y a près de 47 millions de livres entreposées, mais l’ensemble de tout ce sirop est maintenant vendu. En d’autres mots, les producteurs n’ont pratiquement plus de sirop d’érable à vendre, et au courant des prochains mois, les acheteurs autorisés viendront prendre possession des barils qu’ils ont achetés de la réserve pour les mettre dans leur propre entrepôt.