L’objectif de la mise en place graduelle du RPAE est d’obtenir des résultats durables sur le terrain, et non d’imposer des changements brusques qui seraient difficiles à mettre en œuvre. Photo : Archives/TCN
Environnement

Québec adopte le RPAE

Myriam Laplante El Haïli

Le Règlement sur les pratiques agroenvironnementales a été adopté par le Conseil des ministres, le 2 juillet. La mouture qui entrera progressivement en vigueur dès le 1er janvier 2027 comporte certains ajustements par rapport au projet de règlement dévoilé à l’hiver. Ceux-ci ont été apportés au regard des préoccupations exprimées par le secteur agricole, notamment.

Une unité d’observation, installée sur des terres à Saint-Bruno-de-Guigues, au Témiscamingue. Photo : Archives / TCN

Encadrement demandé pour l’hydrogène blanc

Émilie Parent-Bouchard

La recherche de sources d’énergie non conventionnelles ne doit pas se faire au détriment des producteurs agricoles : c’est ce qui ressort du passage, le 4 juin, de l’Union des producteurs agricoles à la commission parlementaire chargée d’étudier le projet de loi no 17. Ce projet de loi jetterait les bases d’un cadre réglementaire entourant l’exploitation de l’hydrogène blanc, un débat qui soulève les passions au Témiscamingue. 

Dans une prise de parole conjointe à la Ferme Michel Désy, dans Lanaudière, le 8 juin, l’UPA, des universitaires, la Fédération canadienne d’agriculture, et la Fédération de l’agriculture de l’Ontario ont invité le gouvernement fédéral à réexaminer les alternatives au projet de train à grande vitesse. Photo : Myriam Laplante El Haïli / TCN

Un train à grande fréquence serait à privilégier, selon des experts

Myriam Laplante El Haïli

Une méthode moins coûteuse, qui requerrait peu ou pas d’expropriations, comme le train à grande fréquence, devrait être privilégiée pour relier Québec et Toronto, selon deux universitaires réputés. Ceux-ci ont participé à une conférence de presse organisée par l’Union des producteurs agricoles, le 8 juin, pour dénoncer le projet de train à grande vitesse du gouvernement fédéral.

Louis Hébert pourra commencer les travaux de reconstruction de son étable dès que les nouvelles cartes de zones inondables seront adoptées. Photo : Gracieuseté de la Ferme Valayre

La course contre la montre se poursuit à la Ferme Valayre

Myriam Laplante El Haïli

L’avenir de la Ferme Valayre reste incertain neuf mois après le violent incendie qui a ravagé l’étable de l’exploitation agricole située en zone inondable dans le Centre-du-Québec. L’éleveur Louis Hébert, désormais tributaire de la mise à jour des cartes de zones inondables, a un peu moins d’un an et demi pour que son exploitation de Saint-Valère recommence à produire du lait avant de potentiellement perdre son droit de produire.  

Sanimax s’engage toujours à construire des garages ventilés pour les remorques en attente de traitement et à introduire une nouvelle technologie pour le système de traitement de l’air de l’usine. Photo : Archives/TCN

Sanimax et Montréal ont une lecture différente d’un rapport 

Caroline Morneau

L’entreprise d’équarrissage Sanimax a salué publiquement les conclusions d’un rapport « indépendant » qui soulignerait, selon ses dires, « la robustesse » suffisante des solutions environnementales qu’elle propose pour favoriser une saine cohabitation entre les citoyens et son usine de l’arrondissement Rivière-des-Prairies. La Ville de Montréal affirme plutôt que le rapport a été fait par une firme mandatée par Sanimax et qu’il ne démontre pas une « conformité aux exigences réglementaires en matière d’émissions atmosphériques ».

Christine Fréchette a annoncé le remboursement de la taxe carbone aux agriculteurs et la bonification du programme de subvention à l’établissement de la relève agricole, à Drummondville, le 15 mai. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN

Une compensation de 87 M$ aux agriculteurs pour la taxe carbone

Myriam Laplante El Haïli

Durant la course à la direction de la Coalition Avenir Québec, Christine Fréchette s’était engagée à rembourser la taxe carbone aux agriculteurs et à bonifier le programme de subvention à l’établissement de la relève agricole. Lors de la réunion annuelle des partenaires de la Politique bioalimentaire, le 15 mai, la première ministre a fait une série d’annonces, notamment une compensation de 87 M$ sur deux ans pour la taxe carbone.

La FQM redoute que la préséance affecte la qualité de l’eau, puisqu’elle empêcherait notamment les MRC d’établir des bandes riveraines plus larges que celles prescrites par le RPAE. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Les municipalités veulent pouvoir adopter des mesures environnementales plus sévères

Myriam Laplante El Haïli

Alors que Québec ajuste le projet de règlement sur les pratiques agroenvironnementales (RPAE) au vu des mémoires reçus lors de la période de consultation qui a pris fin le 10 avril, la Fédération québécoise des municipalités tente de faire pression sur le gouvernement afin que le milieu municipal conserve, contrairement à ce que prévoit le RPAE, le pouvoir d’adopter des mesures environnementales plus sévères que le gouvernement en milieu agricole.