Le projet vise à accélérer l’innovation en réunissant des expertises industrielles, scientifiques et éducatives dans les mêmes infrastructures de recherche avicoles. Photo : Jefo/Justin Viens Architecture
Volailles

Un complexe de recherche avicole sur le point d’émerger

Patricia Blackburn

Poules, poulets et, peut-être un jour, dindons seront accueillis dans de nouvelles installations de recherche sur les terrains de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec, à proximité du campus abritant la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe. 

Geneviève Lacelle, ses parents, Diane Aubin et Jean-Guy Lacelle, ainsi que sa sœur, Myrianne Lacelle. Photo : Gracieuseté : Ferme La rose des vents

La persévérance pour faire rayonner les Hautes-Laurentides

Émilie Parent-Bouchard

Le chemin du 5e-Rang Sud, à quelques kilomètres au nord de Mont-Laurier, pourrait presque s’appeler le rang Lacelle : Diane Aubin et Jean-Guy Lacelle y ont tous les deux grandi et leurs quatre enfants – dont Myrianne et Geneviève, qui travaillent avec eux à la ferme de production et de transformation de poulet de grain – s’y sont installés. C’est ici que l’histoire d’amour de ces deux passionnés d’agriculture s’est écrite, même si la vie a forcé quelques détours.

Contrairement au poulet, le dindon ne boit généralement pas à une tétine, mais plutôt dans une coupe. Des coupes autonettoyantes ont donc été développées : lorsque l’oiseau boit, l’eau tournoie et aide à évacuer les saletés. Photo : Gracieuseté de Michel Dion

La qualité de l’abreuvement, un facteur déterminant

Maurice Gagnon

Dans un poulailler, on surveille la ventilation, la température, la lumière, la qualité de la moulée et la densité d’élevage. L’eau, elle, coule souvent en silence. Pourtant, derrière chaque tétine, chaque conduite et chaque flush se cache un facteur déterminant de santé, de bien-être animal et de performance. En production avicole, l’abreuvement n’est pas qu’une question d’équipement : c’est une chaîne complète où la qualité de l’eau, la propreté des lignes, le débit, la pression et l’entretien font toute la différence.

Dans un horizon de cinq ans, la coopérative veut équiper tous ses pondoirs de récupérateurs de chaleur. Photos : Sollio Groupe Coopératif

Même les plus gros vont vers les valeurs sûres

Patricia Blackburn

« On se tient à jour côté bâtiment en visitant des salons, comme l’Atlanta Poultry Show, qui est le plus gros en Amérique du Nord pour le secteur, mais on n’est pas des cobayes : on va avec la technologie qu’on connaît, qu’on a testée avant », confie Pascal Élie, directeur des opérations avicoles chez Sollio Groupe Coopératif. Les choix d’équipement d’avant-garde côté ergonomie et bien-être animal ont donc avant tout été portés, pour ce nouveau pondoir, sur des valeurs sûres, dit-il.

Bon nombre de couvoirs québécois, dont le Couvoir Scott, ont adopté le système de sexage de Targan, qui permet de départager des dizaines de milliers de poussins chaque heure. Photo : Gracieuseté des Couvoiriers du Québec

La standardisation, du couvoir à l’assiette

Marie-Ève Martel

La volaille fait partie intégrante du régime alimentaire des Québécois, avec une consommation moyenne par habitant de 35 kg de poulet annuellement. Pour alimenter cette demande tout en fournissant aux rôtisseries, transformateurs et détaillants des oiseaux au poids et au format recherchés, l’industrie avicole québécoise s’appuie sur une mécanique bien huilée : le sexage des poussins. Cette pratique, qui distingue le Québec du reste du Canada et même de l’Amérique du Nord, influence ensuite toute la chaîne de production, du couvoir jusque dans les stratégies d’élevage à la ferme.

Dans sa décision rendue le 30 septembre 2022, la Régie des marchés agricoles statuait que les personnes qui produisent des œufs d’incubation à petite échelle, pour le marché des races de fantaisie, sont quand même soumises au Plan conjoint des Producteurs d’œufs d’incubation du Québec (POIQ), « même si elles l’ignorent et que les POIQ n’ont jamais communiqué avec elles ». Photo : Archives / TCN

Une formation pour les petits producteurs d’œufs d’incubation reçoit un accueil mitigé

Patricia Blackburn

En avril, Les Producteurs d’œufs d’incubation du Québec ont lancé une nouvelle formation destinée aux éleveurs à petite échelle. L’objectif était de les guider en matière de biosécurité, de salubrité et de bien-être animal à la ferme, comme l’exigeait la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, dans une décision rendue en septembre 2022.