La persévérance pour faire rayonner les Hautes-Laurentides
Le chemin du 5e-Rang Sud, à quelques kilomètres au nord de Mont-Laurier, pourrait presque s’appeler le rang Lacelle : Diane Aubin et Jean-Guy Lacelle y ont tous les deux grandi et leurs quatre enfants – dont Myrianne et Geneviève, qui travaillent avec eux à la ferme de production et de transformation de poulet de grain – s’y sont installés. C’est ici que l’histoire d’amour de ces deux passionnés d’agriculture s’est écrite, même si la vie a forcé quelques détours.
L’œuf et la poule ont toujours la cote
La production de volailles et d’œufs au pays a continué en 2025 sur sa pente ascendante des dernières années, selon Statistique Canada.
Le poulet prend de l’essor au Saguenay–Lac-Saint-Jean
Avec une croissance annuelle de 15 % à l’échelle provinciale, l’industrie du poulet a le vent dans les… plumes. En deux ans, près de 40 nouveaux producteurs se sont ajoutés au Québec. Le Saguenay–Lac-Saint-Jean accueillera à lui seul quatre nouveaux éleveurs grâce à la fusion des zones réglementaires 1 et 2, qui a permis l’attribution de nouveaux quotas.
Renégociation de l’ACEUM : les producteurs sur leurs gardes
En dépit de l’adoption de la loi C-202 à la Chambre des communes en juin 2025,
qui vient protéger la gestion de l’offre dans les futures négociations de traités
et accords internationaux, les producteurs de volailles et d’œufs du Québec demeurent aux aguets alors que la renégociation de l’ACEUM (Accord Canada–États-Unis–Mexique) est sur le point de débuter.
La qualité de l’abreuvement, un facteur déterminant
Dans un poulailler, on surveille la ventilation, la température, la lumière, la qualité de la moulée et la densité d’élevage. L’eau, elle, coule souvent en silence. Pourtant, derrière chaque tétine, chaque conduite et chaque flush se cache un facteur déterminant de santé, de bien-être animal et de performance. En production avicole, l’abreuvement n’est pas qu’une question d’équipement : c’est une chaîne complète où la qualité de l’eau, la propreté des lignes, le débit, la pression et l’entretien font toute la différence.
Même les plus gros vont vers les valeurs sûres
« On se tient à jour côté bâtiment en visitant des salons, comme l’Atlanta Poultry Show, qui est le plus gros en Amérique du Nord pour le secteur, mais on n’est pas des cobayes : on va avec la technologie qu’on connaît, qu’on a testée avant », confie Pascal Élie, directeur des opérations avicoles chez Sollio Groupe Coopératif. Les choix d’équipement d’avant-garde côté ergonomie et bien-être animal ont donc avant tout été portés, pour ce nouveau pondoir, sur des valeurs sûres, dit-il.
La standardisation, du couvoir à l’assiette
La volaille fait partie intégrante du régime alimentaire des Québécois, avec une consommation moyenne par habitant de 35 kg de poulet annuellement. Pour alimenter cette demande tout en fournissant aux rôtisseries, transformateurs et détaillants des oiseaux au poids et au format recherchés, l’industrie avicole québécoise s’appuie sur une mécanique bien huilée : le sexage des poussins. Cette pratique, qui distingue le Québec du reste du Canada et même de l’Amérique du Nord, influence ensuite toute la chaîne de production, du couvoir jusque dans les stratégies d’élevage à la ferme.
Un changement de sexe harmonieux dans une ferme en région éloignée
Vivre un changement de sexe dans le milieu agricole en région éloignée n’a pas été une épreuve insurmontable pour William Richard, de la Ferme avicole Paul Richard à Rivière-Héva, en Abitibi. Celui que tout le monde surnomme Will est la preuve vivante qu’avec un peu d’ouverture et de soutien, une transition réussie peut même devenir un atout pour l’entreprise.
Des « cas bizarres » de grippe aviaire dans les basses-cours, mais pas de resserrement des règles
Il y a quelques mois, Manon Racicot, vétérinaire épidémiologique à l’Agence canadienne d’inspection des aliments, faisait état de « cas bizarres » de grippe aviaire hautement pathogène déclarés dans plusieurs petits élevages du Québec, à l’automne 2025, et qui étaient encore étudiés par son équipe.
Une formation pour les petits producteurs d’œufs d’incubation reçoit un accueil mitigé
En avril, Les Producteurs d’œufs d’incubation du Québec ont lancé une nouvelle formation destinée aux éleveurs à petite échelle. L’objectif était de les guider en matière de biosécurité, de salubrité et de bien-être animal à la ferme, comme l’exigeait la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, dans une décision rendue en septembre 2022.