La CPTAQ est intervenue contre les propriétaires d’une érablière en zone agricole qui utilisaient la cabane à sucre comme temple religieux. Un jugement rendu le 16 mai par la Cour supérieure donne raison à la CPTAQ et ordonne de cesser toute utilisation du lot à des fins autres qu’agricoles. Photo : Facebook/Gurdwara Sahib Vaudreuil-Dorion
Territoire

L’aménagement d’un temple religieux dans une érablière jugé illégal

Martin Ménard

Dans une décision rendue le 16 mai, la Cour supérieure donne raison à la Commission de protection du territoire agricole du Québec et ordonne aux propriétaires d’une érablière de Vaudreuil-Dorion d’y cesser toute utilisation à des fins autres que l’agriculture ou l’acériculture. Une centaine d’arbres, essentiellement des érables, auraient été abattus ou enterrés par les travaux de remblai menant à l’agrandissement du stationnement d’un lieu de culte sikh aménagé à cet endroit.

À titre comparatif, la valeur des terres avait augmenté de 14,8 % en moyenne au Québec en 2023 et de 12,5 % en 2024, pour augmenter de seulement 1,7 % en 2025. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

La hausse du prix des terres s’essouffle-t-elle?

Martin Ménard

Après des années de hausses continues, le prix des terres a stagné en 2025, indique le plus récent rapport Transac-Terres, publié en mai. « En 2025, la valeur moyenne compilée des terres agricoles transigées au Québec a progressé de 1,7 % par rapport à celle de 2024. Elle est passée de 21 567 $/ha en 2024 pour s’établir à 21 939 $/ha en 2025. Sur les 870 transactions retenues en 2025, 75 % ont eu lieu en Chaudière-Appalaches, en Montérégie, en Estrie, dans le Centre-du-Québec et dans le Bas-Saint-Laurent », indique le rapport de La Financière agricole du Québec. 

Dans une prise de parole conjointe à la Ferme Michel Désy, dans Lanaudière, le 8 juin, l’UPA, des universitaires, la Fédération canadienne d’agriculture, et la Fédération de l’agriculture de l’Ontario ont invité le gouvernement fédéral à réexaminer les alternatives au projet de train à grande vitesse. Photo : Myriam Laplante El Haïli / TCN

Un train à grande fréquence serait à privilégier, selon des experts

Myriam Laplante El Haïli

Une méthode moins coûteuse, qui requerrait peu ou pas d’expropriations, comme le train à grande fréquence, devrait être privilégiée pour relier Québec et Toronto, selon deux universitaires réputés. Ceux-ci ont participé à une conférence de presse organisée par l’Union des producteurs agricoles, le 8 juin, pour dénoncer le projet de train à grande vitesse du gouvernement fédéral.

L’UPA a donné le mot d’ordre aux producteurs des quatre régions traversées par le corridor à l’étude au Québec d’afficher leur mécontentement envers le projet de train à grande vitesse. Gracieuseté de la Ferme Jeannis

Alto tend la main aux agriculteurs, tandis que l’UPA prépare une offensive

Myriam Laplante El Haïli

Alors que l’Union des producteurs agricoles a donné le mot d’ordre aux producteurs des quatre régions traversées par le corridor à l’étude d’afficher leur mécontentement envers le projet de train à grande vitesse entre Québec et Toronto à l’aide de pancartes sur leurs propriétés, Alto, la société d’État responsable du projet, tente de se faire rassurante.