Contrairement au poulet, le dindon ne boit généralement pas à une tétine, mais plutôt dans une coupe. Des coupes autonettoyantes ont donc été développées : lorsque l’oiseau boit, l’eau tournoie et aide à évacuer les saletés. Photo : Gracieuseté de Michel Dion
Machinerie

La qualité de l’abreuvement, un facteur déterminant

Maurice Gagnon

Dans un poulailler, on surveille la ventilation, la température, la lumière, la qualité de la moulée et la densité d’élevage. L’eau, elle, coule souvent en silence. Pourtant, derrière chaque tétine, chaque conduite et chaque flush se cache un facteur déterminant de santé, de bien-être animal et de performance. En production avicole, l’abreuvement n’est pas qu’une question d’équipement : c’est une chaîne complète où la qualité de l’eau, la propreté des lignes, le débit, la pression et l’entretien font toute la différence.

L’évaporateur électrique du Centre de bouillage La Patrie a été brisé par une variation du courant, au début avril. Photo : Martin Ménard/TCN

Des variations de courant endommagent des évaporateurs électriques

Martin Ménard

« On a vécu un méchant drama! Les fluctuations sur le réseau 600 volts d’Hydro-Québec ont fait sauter le drive [onduleur du moteur du compresseur à vapeur de l’évaporateur]. Notre évaporateur, un Écovap, c’est un gros moteur électrique de 100 forces. Il a arrêté, et personne n’a vu ça venir. Disons que nous avons eu tout un stress, car on est en pleine saison », explique Thomas Bernard, détenteur d’un doctorat en génie électrique à l’Université de Sherbrooke, qui travaille aujourd’hui pour le Centre de bouillage La Patrie, en Estrie. 

L’évaporateur au bois demeure le meilleur choix pour Vincent Poisson, surtout dans un contexte où le prix du mazout fluctue et où les aléas climatiques occasionnent des pannes de courant. Photo : Gracieuseté de Vincent Poisson

Le bois, une solution aux problèmes d’énergie

Martin Ménard

Le conseiller acéricole Vincent Poisson est également aux commandes de l’érablière de 10 000 entailles de sa famille. Devant les frais d’investissement élevés d’un évaporateur électrique – lequel est vulnérable face aux pannes d’électricité – et les hausses de prix du combustible des évaporateurs au mazout, il conclut que pour les érablières de moyenne taille, le meilleur choix demeure l’évaporateur au bois.

Le rouleau Güttler est la machine emblématique du manufacturier allemand. Il prépare le sol et procède au semis dans un seul passage. Photo : Gracieuseté de Philippe Ruf, PMI-Ag

De bonnes machines pour du bon foin

Claude Fortin

La production de fourrage demande connaissances et rigueur de la part du producteur. Disposer des équipements appropriés peut aussi faire la différence entre la récolte et l’entreposage d’un foin de qualité supérieure, on non. Les manufacturiers proposent une gamme étendue d’équipements capables d’optimiser vos rendements, tout en vous facilitant la vie. L’UtiliTerre s’est entretenu avec certains de leurs représentants qui nous parlent de quelques-unes de leurs machines qui se démarquent.

EasyMatch utilise l’IA pour une identification automatique de l’engrais par photo et trouve l'engrais adéquat en un clic. Photo : Gracieuseté de Amazone

La fertilisation à l’heure du dosage intelligent

Maurice Gagnon

Hausse des coûts des engrais, pression environnementale et besoin accru de rentabilité poussent les producteurs à viser toujours plus juste. Les équipements d’épandage évoluent rapidement : capteurs, balances intégrées, contrôle GPS et ajustements en temps réel transforment l’épandeur en outil de précision capable d’adapter la dose selon la vitesse, la courbe ou la variabilité du champ. Au-delà de la technologie, l’objectif demeure simple : appliquer la bonne quantité, au bon endroit, pour maximiser chaque kilo d’engrais et limiter les pertes.

Law-Marot-Milpro appuie sa réputation sur ses séchoirs et nettoyeurs. Photo : Gracieuseté de Law-Marot-Milpro

Maintenir la qualité après la récolte

Maurice Gagnon

Une fois la récolte terminée, la qualité du grain continue de se jouer à l’intérieur des silos. Séchage, ventilation, entreposage et gestion de l’humidité deviennent alors des leviers déterminants pour préserver la valeur de la récolte. Mal maîtrisées, ces étapes peuvent entraîner des pertes économiques importantes; bien contrôlées, elles permettent au contraire d’optimiser la conservation du grain jusqu’à sa mise en marché. Heureusement, il existe des façons permettant de maintenir – voire améliorer – la qualité du grain après la récolte. En voici quelques-unes.