Lorsqu’elles sont partagées, analysées et valorisées à plus grande échelle, les données deviennent un levier collectif. Photo : PeopleImages/Shutterstock
Bovins

De la ferme à la filière : quand les données deviennent un avantage collectif

Mélanie Lachance

Depuis plusieurs années, les producteurs de bovins de boucherie du Québec font face à des défis bien connus : pression sur la rentabilité, baisse du cheptel, attentes accrues des marchés et enjeux environnementaux grandissants. Dans ce contexte, un mot revient de plus en plus souvent dans les discussions : les données. Mais au-delà des outils et des technologies, une question fondamentale demeure : comment les données peuvent-elles réellement servir les producteurs… et la filière dans son ensemble?

Veau Jersey croisé Blanc Bleu Belge. Photo : Jarold Dumouchel

Des croisements optimisés pour les besoins des marchés

Anaïs Gingras

En novembre 2024, le cahier Bovins du Québec présentait un article intitulé « Un croisement qui fait la différence », faisant état de l’évolution de l’utilisation de semence de taureau de boucherie en production laitière. Depuis, la pression sur le marché bovin s’est accrue et le prix des veaux laitiers n’a cessé d’augmenter. Le pourcentage de veaux laitiers croisés boucherie dans les encans du Québec a d’ailleurs doublé dans les dernières années, passant de 29 % en 2020 à 60 % en 2025. avec un bon potentiel génétique.

En ce moment, l’industrie canadienne se base sur les prix américains pour négocier au pays. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Bœuf et porc : des prix de référence recommandés par le Comité permanent de l’agriculture 

Myriam Laplante El Haïli

La mise en place d’un système canadien de déclaration obligatoire des prix dans les chaînes d’approvisionnement du bétail, et plus particulièrement du bœuf et du porc, est la première des sept recommandations formulées au gouvernement de Mark Carney par le Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire, dans un rapport présenté à la Chambre des communes.

Véronique Boyer a axé son mémoire de maîtrise sur les vaches en stabulation entravée, chose rare dans le milieu de la recherche scientifique en bien-être animal, qui privilégie habituellement la stabulation libre. Photos : Martin Ménard/TCN

L’agricultrice qui fait parler ses vaches

Martin Ménard

Lorsque Véronique Boyer observe ses vaches, elle le fait avec les yeux d’une femme ayant grandi dans une ferme laitière, mais aussi d’une détentrice de maîtrise de recherche en production animale de l’Université McGill spécialisée dans le bien-être animal des vaches laitières. Par ses observations, la copropriétaire de la Ferme Vaudal, à Vaudreuil-Dorion, en Montérégie, est à leur écoute. « Je fais parler les vaches! » dit-elle.