Malgré des champs qui ont été affligés par de la mortalité hivernale, Julien Lamarre est satisfait de sa récolte de blé d’automne. Photo : Gracieuseté de Julien Lamarre
Grandes cultures

Une récolte de blé qui commence bien

Martin Ménard

Les récoltes de blé d’automne sourient à deux producteurs contactés par La Terre et elles s’annoncent également bonnes chez d’autres producteurs qui projettent de récolter leurs champs dans les prochains jours. Un vent d’optimisme souffle donc sur cette saison avec des prix qui ont augmenté, après avoir reculé au printemps.

Avec les conditions de 2026, certains peuplements de blé affichent des symptômes de rouille jaune (à gauche) ou de fusariose (à droite). Photo : MAPAQ

Des conditions propices à la fusariose pour le blé

Martin Ménard

La météo chaude et pluvieuse des dernières semaines a offert des conditions propices à la fusariose, constate Marie-Édith Cuerrier, conseillère en gestion intégrée des ennemis des cultures au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). « C’est un point chaud, la fusariose de l’épi, l’une des maladies les plus importantes en raison des pertes de rendements et des risques de perte de qualité par la production de mycotoxine dans le grain », détaille-t-elle. 

Stéphane Savoie et Nathalie Girard ne s’attendaient pas à voir un jour leur fille Marlène, qui se destinait à une carrière en restauration à Montréal, revenir à la ferme et reprendre, à sa façon, l’entreprise familiale. Photos : Martin Ménard/TCN

Le grand retour de la petite Savoie

Martin Ménard

Stéphane Savoie et Nathalie Girard, les propriétaires de troisième génération de la Ferme F. & S. Savoie, n’avaient pas de relève. Les trois enfants avaient quitté le nid familial, William étant devenu policier, Marlène ayant déménagé à Montréal et Emerick ayant posé ses valises dans l’Ouest canadien. Et c’est leur fille montréalaise, qui travaillait dans le domaine de la restauration depuis huit ans, qui a toutefois décidé de revenir à la ferme porcine et de grandes cultures de ses parents avec le projet de se lancer en production maraîchère. Voici l’histoire du grand retour de la petite Savoie en Montérégie, dans son patelin de Sainte-Hélène-de-Bagot.

Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec a organisé un colloque, le 10 décembre, intitulé Santé des sols – Pourquoi s’y engager? Le chercheur Jean Caron est venu partager ses derniers résultats, signalant que la qualité des sols se dégrade et qu’il s’agit d’une menace à la rentabilité des entreprises. Photo : Martin Ménard/TCN

La dégradation des sols nuit à la santé financière des producteurs

Martin Ménard

Le chercheur Jean Caron, du Département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval, a publié une étude, en 2026, qui démontre que 93 % de 18 champs de maïs inventoriés dans le sud-ouest du Québec affichent des problèmes de diffusivité relative des gaz. Cela signifie que l’oxygène dans le sol devient insuffisant au fonctionnement optimal des racines et de l’activité des microorganismes bénéfiques, comme les bactéries et les champignons.

La ferme de grandes cultures Normand Jodoin, à Varennes, en est à sa cinquième génération depuis l’acquisition du premier lot en 1880. Photo : Page Facebook de la Minoterie 1880

Quand la relève transforme ses grains à la ferme

Maurice Gagnon

Dans le paysage agricole québécois, le secteur des grandes cultures prend un nouveau tournant, porté par l’audace de la relève. De jeunes entrepreneurs choisissent d’aller au-delà de la production en transformant directement leurs grains à la ferme. Huile de tournesol, farine, pâtes artisanales : des initiatives qui traduisent à la fois une volonté de diversification, un rapprochement avec les consommateurs et l’affirmation d’une vision renouvelée de l’entrepreneuriat agricole.