Stéphane Alix a recours à un tracteur articulé couplé à un planteur porté, ce qui offre une conduite plus précise pour que les semences soient logées au centre des billons et qui permet d’obtenir une pression uniforme de semis tout en compactant moins son champ. Les manœuvres en bout de terrain sont également facilitées par ce type d’équipement, dit-il. Photo : Martin Ménard/TCN
Grandes cultures

Semis en tracteur articulé : la technique d’un autodidacte

Martin Ménard

Un producteur de grains de Saint-Jean-Baptiste, en Montérégie, cultive son maïs et son soya sur des billons semi-permanents depuis une dizaine d’années avec des équipements qu’il a lui-même modifiés pour améliorer sa rentabilité. 

Stéphane Savoie et Nathalie Girard ne s’attendaient pas à voir un jour leur fille Marlène, qui se destinait à une carrière en restauration à Montréal, revenir à la ferme et reprendre, à sa façon, l’entreprise familiale. Photos : Martin Ménard/TCN

Le grand retour de la petite Savoie

Martin Ménard

Stéphane Savoie et Nathalie Girard, les propriétaires de troisième génération de la Ferme F. & S. Savoie, n’avaient pas de relève. Les trois enfants avaient quitté le nid familial, William étant devenu policier, Marlène ayant déménagé à Montréal et Emerick ayant posé ses valises dans l’Ouest canadien. Et c’est leur fille montréalaise, qui travaillait dans le domaine de la restauration depuis huit ans, qui a toutefois décidé de revenir à la ferme porcine et de grandes cultures de ses parents avec le projet de se lancer en production maraîchère. Voici l’histoire du grand retour de la petite Savoie en Montérégie, dans son patelin de Sainte-Hélène-de-Bagot.

Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec a organisé un colloque, le 10 décembre, intitulé Santé des sols – Pourquoi s’y engager? Le chercheur Jean Caron est venu partager ses derniers résultats, signalant que la qualité des sols se dégrade et qu’il s’agit d’une menace à la rentabilité des entreprises. Photo : Martin Ménard/TCN

La dégradation des sols nuit à la santé financière des producteurs

Martin Ménard

Le chercheur Jean Caron, du Département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval, a publié une étude, en 2026, qui démontre que 93 % de 18 champs de maïs inventoriés dans le sud-ouest du Québec affichent des problèmes de diffusivité relative des gaz. Cela signifie que l’oxygène dans le sol devient insuffisant au fonctionnement optimal des racines et de l’activité des microorganismes bénéfiques, comme les bactéries et les champignons.

La ferme de grandes cultures Normand Jodoin, à Varennes, en est à sa cinquième génération depuis l’acquisition du premier lot en 1880. Photo : Page Facebook de la Minoterie 1880

Quand la relève transforme ses grains à la ferme

Maurice Gagnon

Dans le paysage agricole québécois, le secteur des grandes cultures prend un nouveau tournant, porté par l’audace de la relève. De jeunes entrepreneurs choisissent d’aller au-delà de la production en transformant directement leurs grains à la ferme. Huile de tournesol, farine, pâtes artisanales : des initiatives qui traduisent à la fois une volonté de diversification, un rapprochement avec les consommateurs et l’affirmation d’une vision renouvelée de l’entrepreneuriat agricole.

Alexandre et Maxime Laroche représentent la sixième génération à la ferme du 9e-et-10e Rang, à Saint-Camille. La septième génération est aussi au rendez-vous. Photos : Gracieuseté de la Ferme La Seigneurie

Deux frères stimulés par la croissance

Marie-France Létourneau

La Ferme La Seigneurie, à Saint-Camille, en Estrie, a fait un grand bond sous l’impulsion des frères Maxime et Alexandre Laroche. Ils ont investi dans la technologie, de même que dans un nouveau complexe laitier, et misent sur la génomique pour optimiser les performances de leur troupeau. Pas étonnant qu’ils aient été finalistes, cette année, au volet provincial du concours des Jeunes agriculteurs d’élite du Canada.