Le grand retour de la petite Savoie
Stéphane Savoie et Nathalie Girard, les propriétaires de troisième génération de la Ferme F. & S. Savoie, n’avaient pas de relève. Les trois enfants avaient quitté le nid familial, William étant devenu policier, Marlène ayant déménagé à Montréal et Emerick ayant posé ses valises dans l’Ouest canadien. Et c’est leur fille montréalaise, qui travaillait dans le domaine de la restauration depuis huit ans, qui a toutefois décidé de revenir à la ferme porcine et de grandes cultures de ses parents avec le projet de se lancer en production maraîchère. Voici l’histoire du grand retour de la petite Savoie en Montérégie, dans son patelin de Sainte-Hélène-de-Bagot.
La dégradation des sols nuit à la santé financière des producteurs
Le chercheur Jean Caron, du Département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval, a publié une étude, en 2026, qui démontre que 93 % de 18 champs de maïs inventoriés dans le sud-ouest du Québec affichent des problèmes de diffusivité relative des gaz. Cela signifie que l’oxygène dans le sol devient insuffisant au fonctionnement optimal des racines et de l’activité des microorganismes bénéfiques, comme les bactéries et les champignons.
Quand la relève transforme ses grains à la ferme
Dans le paysage agricole québécois, le secteur des grandes cultures prend un nouveau tournant, porté par l’audace de la relève. De jeunes entrepreneurs choisissent d’aller au-delà de la production en transformant directement leurs grains à la ferme. Huile de tournesol, farine, pâtes artisanales : des initiatives qui traduisent à la fois une volonté de diversification, un rapprochement avec les consommateurs et l’affirmation d’une vision renouvelée de l’entrepreneuriat agricole.
L’évolution d’un producteur de grains vers le système SCV
Michel Sauvé s’est fait une nouvelle amie qui le suit partout, dans son camion et dans son véhicule côte à côte : une pelle.
La course entre les semis et la récolte
C’était la course, le 28 avril, à la Ferme Vaudal. Le producteur laitier Jérémie Mercier a vu son forfaitaire arriver pour récolter son champ de maïs-grain laissé debout depuis l’automne. Il est vite monté dans son silo pour en ouvrir l’orifice, et a attelé le tracteur sur la vis à grain.
Du blé d’automne de parfait à très laid
Le couvert de neige stable et persistant d’un hiver particulièrement robuste a donné espoir à plusieurs producteurs que la survie du blé d’automne serait excellente, ce qui est bien le cas, mais par endroits seulement.
Un coûteux approvisionnement printanier en fertilisants
Les producteurs qui s’approvisionnent en fertilisants au printemps ne se feront pas refiler l’intégralité de la hausse des prix occasionnée par la guerre au Moyen-Orient, mais doivent s’attendre à ce que certains engrais, comme l’urée, coûtent jusqu’à 50 % plus cher qu’à l’automne, préviennent des fournisseurs d’intrants.
Rebelles de génération en génération
Les propriétaires de la Ferme Janibert, des « rebelles » autoproclamés, ont toujours eu l’innovation dans le sang. Si les générations précédentes étaient déjà adeptes de technologies et d’automatisation des pratiques, dans les années 1980, celles qui ont suivi sont fières d’être à l’avant-garde en matière de relations humaines et de travail d’équipe.
Deux frères stimulés par la croissance
La Ferme La Seigneurie, à Saint-Camille, en Estrie, a fait un grand bond sous l’impulsion des frères Maxime et Alexandre Laroche. Ils ont investi dans la technologie, de même que dans un nouveau complexe laitier, et misent sur la génomique pour optimiser les performances de leur troupeau. Pas étonnant qu’ils aient été finalistes, cette année, au volet provincial du concours des Jeunes agriculteurs d’élite du Canada.
Un premier bilan pour 2025-2026
À mi-chemin de 2025-2026, le temps est venu de faire le point sur le marché des grains. Le rapport du département de l’Agriculture des États-Unis de janvier, avec ses estimations finales des superficies et des rendements, est carrément baissier pour le maïs.