En 2025-2026, le PTA a entre autres soutenu financièrement la modernisation de l’abattoir de Luceville, dans le Bas-Saint-Laurent, la modernisation de l’usine de Montpak International à Laval et l’agrandissement et la modernisation de l’usine La Fernandière d’Olymel, à Trois-Rivières. Photo : Patricia Blackburn/Archives-TCN
Transformation

Québec réinjecte 80 M$ pour la transformation alimentaire

Patricia Blackburn

Un fonds de 80 M$ sur deux ans vient d’être réinjecté par le gouvernement provincial dans une enveloppe destinée à renforcer le secteur québécois de la transformation alimentaire.  

Florence Jean-Jacobs, économiste principale chez Desjardins, estime que la révision prochaine de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique représente un « risque macroéconomique majeur » pour le secteur agroalimentaire québécois et canadien. Photo : Patricia Blackburn/TCN

Un ralentissement démographique qui force à se réinventer 

Patricia Blackburn

Le secteur de la transformation alimentaire devra s’ajuster au « vent contraire » que représente la stagnation de la croissance de la population. Une telle situation affectera l’économie québécoise encore pour quelques années, en jouant à la fois sur la demande des consommateurs pour les aliments et sur l’accès à la main-d’œuvre, analyse Florence Jean-Jacobs, économiste principale chez Desjardins.

Pour les agriculteurs, tout cela se traduit par des baisses de prix reçus pour leurs concombres, depuis trois ans, alors que les salaires de la main-d’œuvre, eux, augmentent. Photos : Caroline Morneau/Archives TCN

La concurrence de l’Inde fait mal aux cornichons québécois 

Caroline Morneau

Près de trois ans après avoir racheté des actifs d’Aliments Whyte’s pour assurer la survie de la production québécoise de cornichons, Aliments Putter’s, qui est devenu le seul acheteur de concombres de transformation de la province, éprouve plus de difficultés que prévu à gagner des parts de marché dans les épiceries. La forte concurrence de produits importés de l’Inde, écoulés au Canada à faible prix, est une embûche majeure, relève l’un des copropriétaires, John Tartaglia. 

Le Centre d’innovation qui ouvrira ses portes en 2027 comptera quatre laboratoires, quatre ateliers de conception et des bureaux. Photo : Facebook/Zone Agtech

Le site de L’Assomption pas seulement pour l’agtech

Myriam Laplante El Haïli

Bien qu’il soit prévu que le deuxième site de la Zone Agtech, le Centre d’innovation en agrosciences et agritechnologies, ouvre ses portes à L’Assomption en 2027, les entreprises émergentes qui s’y établiront ne seront pas uniquement tournées vers le milieu agricole, indique le directeur des investissements directs, Guillaume Béland. « [On vise] tout ce qui est transformation agroalimentaire, tout ce qui est manufacturier, dit-il. On va un peu plus large que l’agtech. Il faut remplir le building. Mais à date, notre core est dans l’agtech, ce qui fait que c’est sûr que la majorité des entreprises font ça. »