L’équipe soudée de sept travailleurs étrangers temporaires de la Ferme Hubert Sauvé, dont Anderson Leonel Gomez Carranza (à gauche), assis à côté de son père, Oscar Leonel Gomez Socoy. Photo : Gracieuseté de la Ferme Hubert Sauvé
Main-d'oeuvre

Une photo de ses TET suscite un engouement inattendu

Patricia Blackburn

Au plus fort de la saison de cueillette des fraises d’été, Alexandre Sauvé, de la Ferme Hubert Sauvé, à Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, ne s’attendait pas à ce qu’une publication sur les réseaux sociaux, faite tout simplement entre deux tâches pour souligner le bon travail de son équipe de travailleurs étrangers temporaires, suscite autant de commentaires.

Photomontage : Judith Boivin-Robert/TCN

Incursion dans le rush de l’arrivée des TET

Caroline Morneau

Fin mars. Il y a encore de la neige au sol et les semis ne sont pas commencés, mais les fermes maraîchères qui embauchent beaucoup de travailleurs étrangers temporaires (TET) ne chôment pas pour autant. Les préparatifs en prévision de l’arrivée imminente de leur main-d’œuvre sont exigeants, tantôt en raison de la paperasse ou
de la logistique complexe de transport, tantôt parce que… 900 personnes s’apprêtent à arriver dans une seule ferme.

Mathias Grogg estime que bien que leur présence soit temporaire, la contribution de stagiaires à sa ferme est essentielle. Photo : Frederic Lavoie Photographe

Main-d’œuvre agricole : une solution venue d’ailleurs

Mathias Grogg

Depuis que je suis à mon compte, en 2018, j’ai toujours travaillé seul ou avec des employés à temps partiel. Toutefois, lors du rachat de la ferme de mon père en 2021, il est rapidement devenu évident que nous avions besoin de main-d’œuvre supplémentaire. Mon père prévoyait réduire sa charge de travail, tandis que les travaux de drainage, de nivelage et la transition vers l’agriculture biologique demandaient de plus en plus de temps et d’énergie. Il fallait donc trouver une solution durable.

Carlos Sodji, qui a repris le restaurant Chez Morasse, tient à maintenir l’approvisionnement local, notamment avec les pommes de terre prépelées de la Ferme Bellevue. Photos : Émilie Parent-Bouchard

Recul du prépelage : les petits producteurs-transformateurs se tirent mieux d’affaire

Émilie Parent-Bouchard

Après plusieurs années de croissance, poussée entre autres par la pénurie de main-d’œuvre en restauration, le secteur de la pomme de terre prépelée vit de l’incertitude. Si les petits producteurs qui réalisent eux-mêmes cette première transformation parviennent encore à tirer leur épingle du jeu, l’instabilité des marchés mondiaux complique les négociations entre producteurs et transformateurs.