Main-d'oeuvre 22 mai 2026

Fin du conflit de travail à l’usine Olymel de Berthierville

Les 400 travailleurs de l’usine d’abattage et de transformation de poulet d’Olymel, à Berthierville, dans Lanaudière, ont voté, le 19 mai, à 91 % en faveur de l’entente de principe conclue entre leur syndicat et leur employeur.

Ils réclamaient notamment de meilleures conditions salariales et une réduction de leur charge de travail dans cet abattoir, où sont majoritairement employés des travailleurs étrangers temporaires, souligne la Confédération des syndicats nationaux (CSN) dans un communiqué. La nouvelle entente prévoit des augmentations salariales de près de 21 % sur cinq ans — dont une de 2,35 $ l’heure en 2026 — et la mise en place d’un mécanisme pour réguler la charge et la cadence de travail. « On ne fait pas un travail facile, mais avec cette négociation, on s’est donné les moyens d’améliorer notre quotidien », a déclaré la présidente du Syndicat des employés de l’abattoir de Berthierville–CSN, Caroll Turcotte. 

L’entente de principe est intervenue entre le syndicat et l’employeur le 14 mai. Les employés n’ont donc tenu qu’une journée de grève tournante, le 11 mai, sur les cinq qu’ils avaient initialement annoncées.

Ce litige a notamment inquiété les producteurs d’œufs, qui sont les premiers à être touchés lorsque les activités d’abattage d’Olymel sont ralenties. Dans de telles circonstances, les poulets sont toujours priorisés par rapport aux poules de réforme, avait expliqué le président de la Fédération des producteurs d’œufs du Québec, Sylvain Lapierre, lors d’une entrevue accordée à La Terre.