Jean-François Bertholet a expliqué comment les employés peuvent devenir démotivés, se faire justice eux-mêmes, ou se « rembourser » en faisant du vol de temps, de la rétention d’informations ou du sabotage. Photo : Geneviève Quessy
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S'abonner maintenantSAINT-EUSTACHE – Le chroniqueur, enseignant à HEC Montréal et consultant en ressources humaines Jean-François Bertholet a captivé les producteurs réunis au Colloque RH d’AGRIcarrières, le 3 février, à Saint-Eustache. Avec beaucoup d’humour, il a illustré le sentiment d’injustice au travail et la revanche silencieuse des employés.
Selon le consultant en ressources humaines, prendre ses décisions en s’assurant qu’elles sont perçues comme justes est une pratique gagnante pour toute organisation.
« Quand un employé vit un sentiment d’injustice au travail, le jour où il a une bonne idée qui pourrait aider son patron, que va-t-il faire? Il va la garder pour lui », a illustré Jean-François Berthelot.
Les salaires et promotions, le partage des espaces de bureaux et de stationnement, les horaires, la reconnaissance et l’attention des patrons peuvent tous être des éléments susceptibles de créer un sentiment d’injustice. La répartition des charges de travail et la non-intervention face à la sous-performance peuvent aussi générer un sentiment d’injustice chez les employés. Même les meilleures intentions, comme celle d’offrir un cadeau, peuvent créer de telles situations.
« L’objectif n’est pas de traiter tout le monde égal, car la justice n’est pas l’égalité, mais plutôt l’équité. Il faut que chacun ait le sentiment d’être traité à sa juste valeur », a-t-il expliqué. « Ce qu’on vise, c’est une perception de justice par le plus grand nombre. »
Il a expliqué comment les employés peuvent devenir démotivés, se faire justice eux-mêmes, ou se « rembourser » en faisant du vol de temps, de la rétention d’informations ou du sabotage.
Le sentiment d’injustice est la cause numéro un d’épuisement professionnel, a poursuivi Jean-François Bertholet. « C’est aussi la cause numéro un du sabotage. En fait, les employés ne voient pas ça comme un comportement déviant. De leur point de vue, en sabotant, ils appliquent une règle de justice.