Mathias Grogg estime que bien que leur présence soit temporaire, la contribution de stagiaires à sa ferme est essentielle. Photo : Frederic Lavoie Photographe
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S'abonner maintenantDepuis que je suis à mon compte, en 2018, j’ai toujours travaillé seul ou avec des employés à temps partiel. Toutefois, lors du rachat de la ferme de mon père en 2021, il est rapidement devenu évident que nous avions besoin de main-d’œuvre supplémentaire. Mon père prévoyait réduire sa charge de travail, tandis que les travaux de drainage, de nivelage et la transition vers l’agriculture biologique demandaient de plus en plus de temps et d’énergie. Il fallait donc trouver une solution durable.
C’est à ce moment que nous avons décidé d’engager un stagiaire français. Par le passé, nous avions déjà accueilli des stagiaires, et cette option s’est imposée naturellement. Les stagiaires sont formés en agriculture, souhaitent développer leurs connaissances et comprennent bien les exigences du travail agricole. En 2023, lorsque j’ai voulu renouveler l’expérience avec l’école, aucun étudiant n’était intéressé par la grande culture. Je me suis alors retrouvé sans solution, comme plusieurs autres producteurs avec qui je discutais. Le constat était toujours le même : il est très difficile de trouver des employés fiables et motivés. Je ne pouvais pas me permettre de commencer une nouvelle saison sans employé ou avec quelqu’un susceptible de quitter son poste dès qu’une meilleure occasion se présenterait.
Après plusieurs échanges avec l’école, une professeure m’a parlé d’un ancien élève qui n’avait pas pu effectuer son stage à l’étranger en raison de la COVID, mais qui souhaitait vivre une expérience internationale. Nous sommes entrés en contact et, après discussion, je lui ai offert un poste d’un an. Il travaillait aux activités agricoles durant l’été et m’aidait au déneigement durant l’hiver. La saison s’est tellement bien déroulée que j’ai prolongé son contrat pour toute la durée de son visa.
Par la suite, en discutant avec un ancien stagiaire venu en 2017, une nouvelle occasion s’est présentée. J’avais la possibilité de louer de nouvelles terres, et lui souhaitait revenir au Canada. J’ai donc engagé un deuxième travailleur étranger. Grâce à leur aide, j’ai pu faire croître mon entreprise, augmenter mes superficies en culture, développer mes activités de déneigement ainsi que mes services de drainage et de nivelage.
Même si leur présence est temporaire, leur contribution a été essentielle. Je tiens à remercier sincèrement Mathys et Victor pour leur aide précieuse. L’aventure de Mathys tire à sa fin, mais une nouvelle commencera avec l’arrivée d’un stagiaire la saison prochaine.
En collaboration avec la Fédération de la relève agricole du Québec
