Depuis sa création en 2020, la Ferme La Belle Binette emploie des étudiants collégiaux et universitaires pour donner un coup de main à la ferme durant la saison maraîchère. Photos : Gracieuseté d’Olivier Larouche
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S'abonner maintenantAlors que s’amorce la septième saison maraîchère à la Ferme La Belle Binette, à Lévis, les copropriétaires Olivier et Joanie Larouche ont eu un heureux problème à gérer ce printemps : recevoir un trop grand nombre de candidatures d’étudiants collégiaux et universitaires pour les cinq postes à pourvoir dans l’équipe saisonnière.
« Cette année, on a eu de la misère, indique Olivier. Quand on a beaucoup de candidats, ce n’est pas évident de trancher parce qu’on sait qu’il y a des gens qui aimeraient vraiment vivre l’expérience. » La ferme cultive des légumes biologiques dans un jardin de 0,6 hectare et deux serres.
Selon lui, cette popularité s’explique d’une part par la proximité de la ferme avec la ville de Québec et, d’autre part, par l’horaire de travail offert, soit de 7 h à midi. « Souvent, les jeunes aiment bien ça, parce que ça leur permet de profiter de leur été et de vivre [une expérience] à la ferme », mentionne celui qui offre une rémunération légèrement supérieure au salaire minimum et des légumes à volonté.

Les offres d’emploi sont partagées sur les réseaux sociaux, sur les sites de recrutement connus et aux établissements d’enseignement qui offrent des programmes d’agriculture, comme l’Université Laval, le cégep de Lévis, le cégep de Victoriaville et le Centre de formation professionnelle de Fierbourg. Tous les types de profils sont acceptés.
Est-ce que le fait d’avoir une ferme maraîchère biologique sur petite surface attire davantage les jeunes, selon lui? « Probablement. Je ne sais pas si c’est une tendance, mais c’est sûr que c’est un emploi étudiant qui est différent. On passe l’été dehors, on fait quelque chose de concret, je pense. On a eu des gens qui n’ont pas étudié là-dedans et qui ont trippé, alors qu’ils n’avaient jamais jardiné. On est une petite équipe et on a du fun », souligne le trentenaire.
Le producteur est toutefois conscient que l’horaire qu’il propose l’a coupé de candidatures d’expérience qui auraient pu être profitables pour la ferme. « On en a reçu, des CV de gens vraiment crinqués, qui ont de beaux profils. Ils ont de l’expérience, mais se cherchent des jobs à temps plein toute la saison », soutient Olivier. Sachant cela, il pourrait ajuster sa stratégie d’embauche en vue de la saison 2027.