« Tu vas voir, si tu vas au centre de bouillage de La Patrie, l’érablière est comme une soucoupe volante. Il y a des capteurs et des lumières qui clignotent partout », avait prévenu le chercheur Jean-Michel Lavoie, titulaire de la chaire de recherche en acériculture de l’Université de Sherbrooke. Cet avertissement a piqué la curiosité de La Terre, qui s’est rendue à La Patrie, un village de l’Estrie situé entre Sherbrooke et Lac-Mégantic, pour jeter un œil sur les installations d’une érablière et de son centre de bouillage dignes d’une usine 4.0. Photos : Martin Ménard/TCN

Une érablière qui ressemble à une soucoupe volante 

Martin Ménard

« Tu vas voir, si tu vas au centre de bouillage de La Patrie, l’érablière est comme une soucoupe volante. Il y a des capteurs et des lumières qui clignotent partout », avait prévenu le chercheur Jean-Michel Lavoie, titulaire de la chaire de recherche en acériculture de l’Université de Sherbrooke. Cet avertissement a piqué la curiosité de La Terre, qui s’est rendue à La Patrie, un village de l’Estrie situé entre Sherbrooke et Lac-Mégantic, pour jeter un œil sur les installations d’une érablière et de son centre de bouillage dignes d’une usine 4.0. 

L’usine de Runamok, une ancienne usine de bois qui confectionnait les lettres des jeux de Scrabble, est conçue pour embouteiller différents formats de sirop d’érable, dont celui de 3,75 litres. Photos : Martin Ménard/TCN

Vendre l’érable différemment

Martin Ménard

Le Québec est le plus grand producteur mondial de sirop d’érable, mais les États-Unis possèdent plusieurs entreprises qui se démarquent par la diversité de leurs produits de l’érable. C’est le cas d’une entreprise familiale, nommée Runamok, située à Fairfax, au Vermont, qui possède une érablière de 110 000 entailles et produit pas moins d’une quinzaine de sirops d’érable différents, infusés, vieillis en tonneaux ou encore… pétillants. 

Le chercheur Jean-Michel Lavoie (à droite) et son équipe de l’Université de Sherbrooke ont effectué des tests de biométhanisation sur les sirops déclassés et les résidus acéricoles (pierres à sucre, eaux de lavage, etc.). Photo : Université de Sherbrooke

Des solutions pour régler le problème des sirops de bourgeons et filants

Martin Ménard

Jean-Michel Lavoie et sa chaire de recherche sur l’acériculture de l’Université de Sherbrooke ont travaillé sur le problème des sirops mal-aimés en raison de leur goût désagréable de bourgeon ou de leur texture filante qui, dans certains cas, les rendent impropres à la consommation. « Des questions que ça faisait plus de 20 ans que les gens se posaient, on a réglé ça en trois ans », affirme M. Lavoie.