Une érablière qui ressemble à une soucoupe volante
« Tu vas voir, si tu vas au centre de bouillage de La Patrie, l’érablière est comme une soucoupe volante. Il y a des capteurs et des lumières qui clignotent partout », avait prévenu le chercheur Jean-Michel Lavoie, titulaire de la chaire de recherche en acériculture de l’Université de Sherbrooke. Cet avertissement a piqué la curiosité de La Terre, qui s’est rendue à La Patrie, un village de l’Estrie situé entre Sherbrooke et Lac-Mégantic, pour jeter un œil sur les installations d’une érablière et de son centre de bouillage dignes d’une usine 4.0.
Le doute s’installe sur la saison des sucres
Tranquillement, les journées s’envolent sur le calendrier, et le doute s’installe, surtout chez les acériculteurs situés dans le sud du Québec, qui commencent à se demander si la saison 2026 se terminera avec une plus faible production de sirop d’érable.
Vendre l’érable différemment
Le Québec est le plus grand producteur mondial de sirop d’érable, mais les États-Unis possèdent plusieurs entreprises qui se démarquent par la diversité de leurs produits de l’érable. C’est le cas d’une entreprise familiale, nommée Runamok, située à Fairfax, au Vermont, qui possède une érablière de 110 000 entailles et produit pas moins d’une quinzaine de sirops d’érable différents, infusés, vieillis en tonneaux ou encore… pétillants.
Une boisson de type « Gatorade » à l’érable, version Québec
Après avoir fait sa marque dans les œufs de consommation, la Ferme St-Ours, en Montérégie, se lance dans les produits d’érable pour sportifs avec une nouvelle marque de commerce, nommée Maple Mc2. Elle dévoile, ces jours-ci, son premier produit : une boisson énergétique naturelle à l’érable.
Du sirop vieilli dans des tonneaux de whisky
Olivier Moreau répare et vend près de 15 000 tonneaux par année. Après avoir visité des clients au Vermont, qui faisaient vieillir leur sirop d’érable dans ses anciens tonneaux de whisky, de brandy, de bourbon ou de rhum, il s’est dit que le concept était peu exploité au Québec.
Grève générale illimitée chez Citadelle
Une grève générale illimitée a été déclenchée chez Citadelle, à Plessisville – une coopérative où est embouteillé du sirop d’érable provenant de plusieurs producteurs.
Les érablières se tournent vers l’automatisation pour répondre à la demande
Le secteur québécois des érablières mise sur de meilleures techniques et sur l’arrivée de centaines de nouveaux producteurs pour répondre à la demande croissante en sirop d’érable.
La géomatique s’invite dans les érablières
Dans les coulisses de la production acéricole québécoise, une transformation technologique est en marche. Des cartes interactives aux images satellites, en passant par les logiciels de systèmes d’information géographique (SIG), la géomatique offre aux producteurs de sirop d’érable des outils concrets pour mieux gérer, planifier et optimiser leurs exploitations.
Des solutions pour régler le problème des sirops de bourgeons et filants
Jean-Michel Lavoie et sa chaire de recherche sur l’acériculture de l’Université de Sherbrooke ont travaillé sur le problème des sirops mal-aimés en raison de leur goût désagréable de bourgeon ou de leur texture filante qui, dans certains cas, les rendent impropres à la consommation. « Des questions que ça faisait plus de 20 ans que les gens se posaient, on a réglé ça en trois ans », affirme M. Lavoie.
Entre tradition et modernité
À l’extrémité est du chemin des Pionniers, à Saint-Arsène, l’exploitation de la famille Malenfant, la Ferme Janoel, s’impose avec son long toit bleu ardoise en paliers et ses trois silos dressés derrière les bâtiments. Située aux portes de L’Isle-Verte, dans le Bas-Saint-Laurent, la ferme avance, un pied dans la tradition et l’autre dans la modernité.