Bon nombre de couvoirs québécois, dont le Couvoir Scott, ont adopté le système de sexage de Targan, qui permet de départager des dizaines de milliers de poussins chaque heure. Photo : Gracieuseté des Couvoiriers du Québec
Volailles

La standardisation, du couvoir à l’assiette

Marie-Ève Martel

La volaille fait partie intégrante du régime alimentaire des Québécois, avec une consommation moyenne par habitant de 35 kg de poulet annuellement. Pour alimenter cette demande tout en fournissant aux rôtisseries, transformateurs et détaillants des oiseaux au poids et au format recherchés, l’industrie avicole québécoise s’appuie sur une mécanique bien huilée : le sexage des poussins. Cette pratique, qui distingue le Québec du reste du Canada et même de l’Amérique du Nord, influence ensuite toute la chaîne de production, du couvoir jusque dans les stratégies d’élevage à la ferme.

Idéalement, une vache quitte la ferme sur ses quatre pattes, et non dans le camion de l’équarrisseur. Photo : Antoine Fiala
Page conseils

Savoir quand réformer : une décision gagnante pour le troupeau

Dre Sarah-Kim Bisson M.V.

On entend souvent qu’une vache ayant plusieurs lactations à son actif est « déjà payée » et qu’il vaut mieux la garder le plus longtemps possible. Pourtant, prolonger sa carrière n’est pas toujours optimal, ni pour le bien-être de la vache et du troupeau ni pour la rentabilité de l’entreprise. Idéalement, une vache quitte la ferme sur ses quatre pattes, et non dans le camion de l’équarrisseur. Certaines conditions justifient d’ailleurs une réforme plus hâtive.

Tristan Ostiguy prend plaisir à s’occuper de sa centaine de poules pondeuses et à fournir ses clients en œufs frais. Photos : Ariane Desrochers/TCN
Oeufs

À 18 ans, il manque déjà d’œufs pour répondre à la demande

Martine Veillette

Tristan Ostiguy a beau n’avoir que 18 ans, il songe déjà à franchir une nouvelle étape dans le développement de son entreprise Les Pondeuses royales. Après être passé d’une trentaine de poules pondeuses à 99 en sept ans, le jeune producteur de Marieville, en Montérégie, envisage maintenant l’acquisition d’un quota, malgré les obligations et les normes supplémentaires à respecter, afin d’augmenter sa production et de mieux répondre à la demande.

Propriétaire de sa ferme maraîchère depuis près de 15 ans, Valérie Campeau a diversifié son offre de produits, dont la vente de plants de tomates greffés, afin d’accroître les revenus. Gracieuseté de Valérie Campeau
Maraîchers

Une diversification par les œufs et les transplants

Martin Ménard

Les Jardins bio du solstice, démarrés en 2012, proposaient uniquement des légumes au départ. Aujourd’hui, la propriétaire, Valérie Campeau, a élargi son offre afin de maximiser ses installations et augmenter ses revenus.  « J’ai atteint ma vitesse de croisière », dit l’agricultrice de Mont-Laurier, qui a ajouté des œufs, des transplants et des plants de tomates greffés à son catalogue de produits.