L’érablière de Judith Jetté a remporté deux médailles grand or au concours de la Coupe des nations, l’une pour un sirop ambré et l’autre pour un doré. Photo : La Mirablière – Sucreries Jetté
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S'abonner maintenantLe 5 mai, à Québec, a eu lieu un premier jugement de sirop d’érable à la Coupe des nations. Sept érablières ont remporté la distinction ultime, soit la médaille grand or. Judith Jetté, copropriétaire de La Mirablière – Sucreries Jetté, dans les Laurentides, l’a même obtenue deux fois.
« Ces deux sirops-là, je les avais mis de côté, car ils avaient un petit quelque chose de différent. Avec les médailles, j’étais bien contente de voir qu’ils sont appréciés par d’autres personnes et que je ne m’étais pas trompée en les choisissant », commente l’acéricultrice.
De son côté, Lyne Pelletier, l’organisatrice du concours, se dit satisfaite des jugements. « La Coupe des nations, ça fait plus de 25 ans. Les vins, les cidres, les boissons à l’érable sont jugés, mais j’ai lancé la première édition pour le sirop d’érable, cette année, avec la même rigueur, c’est-à-dire avec un jury, l’utilisation de verres de dégustation INAO, etc. », affirme-t-elle. « Nous avons un partenariat avec le Centre ACER, qui est venu donner une formation aux juges sur les façons de goûter le sirop. Un concours comme celui-ci tient sa rigueur sur le processus, et ce fut une belle réussite. Comme je le souhaitais. »
Près d’une cinquantaine de sirops ont été jugés et, contrairement à d’autres concours où les sirops étaient comparés l’un par rapport à l’autre, Mme Pelletier explique que le sirop de chaque producteur est jugé individuellement et objectivement, selon une grille de points. Le sirop qui accumule entre 85 et 88 points obtient une médaille d’argent; entre 89 et 92 points, une médaille d’or; et plus de 93 points, une médaille grand or. « On n’accorde pas des médailles à tous les sirops. Une médaille de la Coupe des nations, c’est crédible », soutient la présidente de l’événement.
Elle indique que les sirops pâles sont les premiers à être jugés, suivis des foncés, des sirops vieillis en fût de chêne, etc. La grille d’évaluation reste la même, mais les attentes des juges changent, indique-t-elle. « Je m’attends qu’un sirop très foncé ait un goût plus prononcé. Si son goût est trop léger, il aura moins de points. C’est comme juger un vin rouge et un vin blanc », explique-t-elle.
La vue, le nez, le goût
Des points sont attribués pour quatre aspects : la vue, le nez, le goût et l’appréciation générale. « Ce qu’on recherche dans le nez, le sirop doit avoir des intensités, sans sentir trop cuit ou avoir des odeurs indésirables. Pour le goût, c’est un goût d’érable avec une saveur persistante. Par exemple, un sirop doré aura une finesse, mais ce n’est pas parce qu’il est doré que la saveur en bouche doit rester moins longtemps », exprime-t-elle.
Il coûtait 140 $ aux producteurs pour inscrire un sirop d’érable au concours.
Gagnants de la médaille grand or
- Distillerie L & M
- Domaine Vallier Robert
- Érablière Jeannine Beaudet et Réjean Lemay
- Érablière Bélanger S.E.N.C.
- La Mirablière – Les Sucreries Jetté (2 médailles)
- Trace – Érable et Territoire
- Vignoble Terre à boire