Johanne Simard possède 17 vaches de race Canadienne sans avoir de ferme. Photos : Gracieuseté de Johanne Simard

Une non-agricultrice investit dans 17 vaches Canadiennes pour aider à sauver la race 

Martin Ménard

« Je ne ferai peut-être pas une grosse différence, mais si je peux en faire une petite, je serai très heureuse! » C’est cette citation qui semble le mieux définir le parcours hors de l’ordinaire de Johanne Simard, qui utilise ses propres économies depuis six ans pour acquérir, nourrir et même faire reproduire des vaches de race Canadienne, sans qu’elle en tire aucun bénéfice, sauf celui de contribuer à sauver la race de l’extinction. 

Le clan Thibault au grand complet : Vicky et ses parents, Doris Boisvert et Clément, Stéphanie Couturier, Léa-Rose, Éric, Emma, Patrick et Nancy Meunier ainsi que leurs enfants (au premier rang), Ann-Elie, Malory, Mariange et Pier-Hugues. Photos : Pierre Saint-Yves

Les valeurs familiales comme fondation

Pierre Saint-Yves

Au moment d’arriver à la Ferme Thibau sur le 11e rang, à Saint-Valère, il faut rouler quelques centaines de mètres sous l’immense pergola formée par des branches imposantes qui se rejoignent au-dessus de la route. Ces nobles arbres ont vu passer six générations d’agriculteurs, qui ont cultivé et cultivent encore ces terres des Bois-Francs, dans le Centre-du-Québec, comme ils entretiennent cette passion pour leur travail des champs et l’élevage d’un troupeau laitier de plus de 200 vaches.