Louis-Philip Dionne, un éleveur de 23 ans de Saint-Denis-De La Bouteillerie, dans le Bas-Saint-Laurent, achève la préparation de sa vache Samantha, juste avant qu’elle embarque dans l’arène. Photo : Caroline Morneau/TCN
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S'abonner maintenantSAINT-HYACINTHE – Le Suprême laitier a enregistré beaucoup plus d’inscriptions en 2025 que l’année précédente, ce que plusieurs intervenants rencontrés sur place expliquent par la présence d’un juge irlandais reconnu, mais aussi par un intérêt renouvelé des jeunes pour les expositions.
« Cette année, il y a un bon engouement pour les expos. C’est hot. Il y a déjà eu 130 têtes au Suprême laitier. Là, il y en a plus de 300 [pour la race Holstein]. Il y a plein de jeunes qui arrivent et qui s’essayent. Ce sont eux qui font vivre les expos », observe un habitué de ces événements, Joël Lepage, dont la ferme se situe à Amqui, dans le Bas-Saint-Laurent. Lorsque La Terre l’a rencontré, le 21 août, sa génisse, Angel, venait d’être sacrée grande championne junior pour la race Holstein.
Un peu plus loin, Louis-Philip Dionne, un éleveur de 23 ans de Saint-Denis-De La Bouteillerie, dans le Bas-Saint-Laurent, achève la préparation de sa vache Samantha, avant qu’elle embarque dans l’arène. En tant que nouveau venu des dernières années, il explique apprécier l’esprit de groupe qui règne dans les expositions.
« J’ai bien des amis que je vois deux, trois fois par année et c’est à l’expo. Je vois des chums du Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi, de Saint-Hyacinthe. C’est un beau milieu social. Il y a un partage de connaissances qui se fait », témoigne-t-il.
Je le vois sur le terrain; il y a bien des jeunes, bien des passionnés. Dans les dernières années, moi, je vois un gros regain dans les expositions locales. Il y a de plus en plus de têtes, de nouveaux exposants, du monde qui revient. À celle de Saint-Pascal [dans le Bas-Saint-Laurent], je pense qu’il y avait 40-50 têtes de plus que l’an dernier.
Callum McKinven, un autre habitué des expositions, qui a été juge dans plusieurs pays, remarque aussi cet engouement. Il croit d’ailleurs que le juge irlandais, Gary Jones, avait tout à gagner en acceptant l’invitation au Suprême laitier pour mousser sa notoriété en Amérique du Nord.
« Il y a un regain d’excitation pour les shows. C’est une bonne expérience pour lui de venir ici », estime celui dont la ferme se situe dans le Canton de Hatley, en Estrie.
Un juge irlandais, Gary Jones (à droite), a été invité pour juger les animaux de race Holstein au Suprême laitier. Photo : Caroline Morneau/TCN
La grève à Air Canada se répercute sur le Suprême laitier
L’Irlandais Gary Jones, qui a été invité pour juger les animaux de race Holstein au Suprême laitier, aurait pu ne jamais se rendre à bon port quand son vol avec Air Canada a été annulé, en raison de la grève des agents de bord.
« Ce n’est pas ma compagnie aérienne préférée, disons! » lance ce dernier sur un ton blagueur, entre deux jugements. Il raconte avoir finalement trouvé un vol vers New York avec une autre compagnie aérienne, après quoi il s’est rendu en auto jusqu’à Saint-Hyacinthe. Après le Suprême laitier, le même trajet l’attendait pour le retour vers l’Irlande.
Il affirme toutefois ne pas regretter son aventure. D’ailleurs, il ne s’est pas fait prier pour accepter l’invitation des organisateurs de l’événement de Saint-Hyacinthe. « C’est un grand privilège, venir ici. Le Québec est l’un des endroits les plus prestigieux dans le monde pour ses vaches laitières », fait-il valoir.