Lait 22 août 2025

Une Holstein rouge et blanc grande championne du Suprême laitier

SAINT-HYACINTHE – Au terme d’une longue journée de compétition lors de laquelle 315 sujets Holstein ont défilé devant le juge irlandais Gary Jones, c’est finalement une rouge et blanc de la ferme B. Lehoux et Fils, dans Chaudière-Appalaches, qui est ressortie vainqueure du Suprême laitier, à Saint-Hyacinthe.

« Ça arrive, mais ça n’arrive pas souvent [qu’une rouge et blanc soit grande championne pour la race Holstein]. Elle a été la meilleure aujourd’hui parce que c’est la mieux balancée. C’est aussi simple que ça », a expliqué le juge, quelques instants après avoir rendu sa décision, le 21 août.

Au Suprême laitier, il y a des épreuves réservées aux sujets Holsteins rouge et blanc, mais si un concurrent estime que sa vache a le calibre requis, il peut la faire participer à la journée de compétition mettant de l’avant les sujets Holsteins noir et blanc. C’est ce qu’a fait Pier-Olivier Lehoux, propriétaire de la grande championne pour la race et grande championne suprême, toutes races confondues.

Au Suprême laitier, il y a des épreuves réservées aux sujets Holsteins rouge et blanc, mais si un concurrent estime que sa vache a le calibre requis, il peut la faire participer à la journée de compétition mettant de l’avant les sujets Holsteins noir et blanc.

« C’est une vache qu’on a achetée à l’âge de deux ans, parce qu’elle avait du potentiel, elle était vraiment bonne. Elle a toujours compétitionné parmi les rouges, mais là, on s’est dit qu’il était temps de la faire compétitionner parmi les noires », a-t-il réagi, quelques instants après la victoire de sa vache nommée Alice.

La veille, elle avait déjà été sacrée grande championne parmi les vaches Holsteins rouge et blanc, pour une deuxième année de suite.

La veille, Alice avait déjà été sacrée grande championne parmi les vaches Holsteins rouge et blanc, pour une deuxième année de suite.

D’autres gagnants

Parmi les autres faits saillants du Suprême laitier 2024, une vache nommée Bahamas, de la Ferme Jacobs, dans Portneuf, a été couronnée championne de réserve pour la race Holstein, soit l’équivalent d’une deuxième position. Du côté des génisses Holsteins, c’est Angel, propriété de la ferme JM Valley Holstein, à Amqui, dans le Bas-Saint-Laurent, qui a remporté les grands honneurs.

« Je suis vraiment content. Elle a bien fait toute l’année, mais son meilleur résultat, c’est ici qu’elle l’a eu, au show le plus fort », a réagi son propriétaire, Joël Lepage.

Parmi les génisses Holsteins, c’est Angel, propriété de la ferme JM Valley Holstein, à Amqui, dans le Bas-Saint-Laurent, que le juge Gary Jones a nommée grande championne.

La Ferme Vieux Village, de Piopolis, Estrie, s’est de nouveau démarquée pour la race Ayrshire avec sa grande championne, Joy. De son côté, la vache Crinkle K, de la Ferme Pierre Boulet, dans Chaudière-Appalaches, a été la meilleure Jersey.

Joy, la vache de Vicky Foley (Ferme Vieux Village), est la grande championne pour la race Ayrshire.

Taux de participation élevé

Près de 500 animaux, toutes races confondues, ont participé au Suprême laitier, les 20 et 21 août, soit une centaine de plus que l’an dernier. Comme il y avait beaucoup de sujets dans chaque classe, le ring où allaient défiler les vaches a été agrandi. Un chapiteau extérieur a aussi été ajouté sur le site pour assurer la préparation des nombreux animaux.

Un chapiteau extérieur a été ajouté sur le site, cette année, pour assurer la préparation des nombreux animaux inscrits.

Selon les organisateurs et plusieurs participants que La Terre a sondés, la présence d’un juge irlandais reconnu, qui apporte une vision extérieure et neutre, a probablement contribué au taux de participation élevé. 

Selon les organisateurs et plusieurs participants sondés par La Terre, la présence du Suprême laitier d’un juge irlandais reconnu, Gary Jones, qui apporte une vision extérieure et neutre, a probablement contribué au taux de participation élevé cette année.

« Je pense que c’est un gars qui connaît beaucoup les vaches, mais ça fait surtout différent d’avoir quelqu’un d’extérieur qui ne nous connaît pas. Souvent, c’étaient des juges du Québec », fait notamment remarquer Louis-Philip Dionne, de la Ferme Magella Dionne. Ce dernier a été rencontré tout juste avant que sa vache Samantha termine 4e de sa classe.

Le juge Gary Jones assure, quant à lui, ne pas s’être fait prier pour venir au Québec. Lorsque les organisateurs de l’événement l’ont sollicité, il a tout de suite accepté l’invitation.

« C’est un grand privilège. Le Québec est l’un des endroits les plus prestigieux dans le monde pour ses vaches laitières. Le calibre des vaches que j’ai vues aujourd’hui, d’ailleurs, est phénoménal », a-t-il assuré.