Corvée faite pour la construction de la grange chez Josaphat Croteau, à Amos, en 1954. Photo : Omer Beaudoin/BANQ
Jeunesse

La petite histoire… des corvées agricoles

Virginie Cloutier-Naud

Tu le sais déjà, prendre soin d’une terre et d’une ferme demande énormément de travail. La pénurie actuelle de travailleurs dans ce domaine et le recours aux travailleurs étrangers en sont la preuve. Tu seras donc peut-être étonné d’apprendre qu’il y a une centaine d’années, les agriculteurs québécois ne manquaient pas de bras. Et pourtant, les travailleurs agricoles rémunérés étaient encore rares! Mais comment cela est-il possible?

Photo : Oleksii Synelnykov/Shutterstock
À coeur ouvert

Quand la ferme passe avant tout

Florence Chaput

À l’approche de ses 26 ans, Nicolas (prénom fictif) porte aujourd’hui un regard différent sur les dernières années. Pendant longtemps, il a simplement avancé au rythme des saisons, des récoltes et des responsabilités de la ferme, sans réellement prendre le temps de se demander ce qu’il mettait de côté en chemin. Comme plusieurs jeunes producteurs agricoles, Nicolas a grandi avec l’idée que la ferme passe avant tout. Avant les sorties. Avant les vacances. Avant même, parfois, ses propres besoins.

Ouardia Aitidir a démontré qu’il était possible de valoriser le tourteau de caméline dans… des brownies. Photo : Gracieuseté de l’ITAQ
De l'école à la terre

Moment de science au campus de Saint-Hyacinthe

Alexandra Chalifoux, agr., MBA Marianne Goulet, M. Sc. Jean-Robert Gardère, M. Sc. Véronique Fournier, Ph. D. Julie Gauthier, M. Sc. Stéphanie Sanchez, M. SC.

Le 5 mai, le campus de Saint-Hyacinthe de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec accueillait dans son garage les étudiants et étudiantes des programmes de Technologie des productions animales (TPA), Technologie des procédés et de la qualité des aliments et Gestion et technologies des entreprises agricoles, venus présenter à leurs pairs, à leurs professeurs et aux visiteurs le fruit du travail de leur session d’hiver.

Photo : Oleksii Synelnykov/Shutterstock
À coeur ouvert

Cent, sang et sans

Martine Fraser

En agriculture, il existe cent façons de produire. Certes, les grandes lignes se ressemblent, mais chaque entreprise se distingue en y mettant son grain de sel particulier. Il y a également cent visions de ce que nous devrions faire et de la façon dont nous devrions le faire. Il y a des centaines de personnes qui, chaque jour, prennent des décisions influençant le cours de la prochaine journée. Tant à l’échelle communautaire qu’à l’échelle mondiale, il y a cent possibilités de faire différent. L’agriculture porte cent visages : vieux, jeunes, gais, trans, Mexicains, Guatémaltèques… Des personnes qui, chaque jour, contribuent à mettre de la nourriture dans les assiettes d’ici et d’ailleurs.

Le savoir-faire demeurera toujours indispensable en agronomie. Mais sans savoir-être, il perd une grande partie de sa portée. Photo : Institut de technologie agroalimentaire du Québec
Page conseils

Allier compréhension et expertise pour mieux conseiller

Jérémie Cappiello

Parmi les agronomes que j’ai côtoyés, ceux qui se distinguent le plus sont ceux qui comprennent le mieux les producteurs qu’ils accompagnent. Au cours des dernières années, j’ai eu la chance d’en rencontrer dans différents contextes, que ce soit comme conseillers ou comme producteurs agricoles. Avec mon retour en tant qu’agronome, un constat que j’avais oublié me revient rapidement : la qualité du conseil repose autant sur le savoir-être que sur le savoir-faire.