Véronique Boyer a axé son mémoire de maîtrise sur les vaches en stabulation entravée, chose rare dans le milieu de la recherche scientifique en bien-être animal, qui privilégie habituellement la stabulation libre. Photos : Martin Ménard/TCN
Bien-être animal

L’agricultrice qui fait parler ses vaches

Martin Ménard

Lorsque Véronique Boyer observe ses vaches, elle le fait avec les yeux d’une femme ayant grandi dans une ferme laitière, mais aussi d’une détentrice de maîtrise de recherche en production animale de l’Université McGill spécialisée dans le bien-être animal des vaches laitières. Par ses observations, la copropriétaire de la Ferme Vaudal, à Vaudreuil-Dorion, en Montérégie, est à leur écoute. « Je fais parler les vaches! » dit-elle.

Stéphane Savoie et Nathalie Girard ne s’attendaient pas à voir un jour leur fille Marlène, qui se destinait à une carrière en restauration à Montréal, revenir à la ferme et reprendre, à sa façon, l’entreprise familiale. Photos : Martin Ménard/TCN
Ma famille agricole

Le grand retour de la petite Savoie

Martin Ménard

Stéphane Savoie et Nathalie Girard, les propriétaires de troisième génération de la Ferme F. & S. Savoie, n’avaient pas de relève. Les trois enfants avaient quitté le nid familial, William étant devenu policier, Marlène ayant déménagé à Montréal et Emerick ayant posé ses valises dans l’Ouest canadien. Et c’est leur fille montréalaise, qui travaillait dans le domaine de la restauration depuis huit ans, qui a toutefois décidé de revenir à la ferme porcine et de grandes cultures de ses parents avec le projet de se lancer en production maraîchère. Voici l’histoire du grand retour de la petite Savoie en Montérégie, dans son patelin de Sainte-Hélène-de-Bagot.

Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec a organisé un colloque, le 10 décembre, intitulé Santé des sols – Pourquoi s’y engager? Le chercheur Jean Caron est venu partager ses derniers résultats, signalant que la qualité des sols se dégrade et qu’il s’agit d’une menace à la rentabilité des entreprises. Photo : Martin Ménard/TCN
Grandes cultures

La dégradation des sols nuit à la santé financière des producteurs

Martin Ménard

Le chercheur Jean Caron, du Département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval, a publié une étude, en 2026, qui démontre que 93 % de 18 champs de maïs inventoriés dans le sud-ouest du Québec affichent des problèmes de diffusivité relative des gaz. Cela signifie que l’oxygène dans le sol devient insuffisant au fonctionnement optimal des racines et de l’activité des microorganismes bénéfiques, comme les bactéries et les champignons.