La course entre les semis et la récolte

VAUDREUIL-DORION – C’était la course, le 28 avril, à la Ferme Vaudal. Le producteur laitier Jérémie Mercier a vu son forfaitaire arriver pour récolter son champ de maïs-grain laissé debout depuis l’automne. Il est vite monté dans son silo pour en ouvrir l’orifice, et a attelé le tracteur sur la vis à grain. Quelques minutes plus tard, il guidait le tracteur, qui reculait avec un premier chargement de maïs fraîchement battu. Entre deux cargaisons, il a attelé sur un autre tracteur la citerne à lisier pour entreprendre les épandages. Sans compter sa préparation pour les semis, lesquels commençaient à la suite de huit jours de beau temps qui ont sonné le début des travaux printaniers dans sa région adoptive de Vaudreuil-Dorion, au sud de Montréal. 

Pendant que François Quane se faisait poser en pleine récolte du maïs, les voisins préparaient le terrain pour semer.
Pendant que François Quane se faisait poser en pleine récolte du maïs, les voisins préparaient le terrain pour semer.

Son forfaitaire, François Quane, explique qu’un bris sur sa moissonneuse-batteuse l’a empêché de terminer les travaux de récolte l’automne dernier. Les plants de maïs sont demeurés au champ tout l’hiver. La neige a stressé les producteurs, mais c’est surtout l’épisode de grêle et de verglas, en mars, qui a fait craindre que les tiges plient au sol, ce qui aurait compliqué la récolte et occasionné des pertes. 

Au final, tous les plants sont restés debout et les conditions de récolte s’avèrent excellentes, constate M. Quane. Il ajoute que le maïs se récolte à 13,5 % d’humidité, ce qui est finalement avantageux, puisqu’à l’automne, il atteignait près de 26 %, ce qui aurait entraîné des frais de séchage élevés. Le capteur de rendement affiche 11,5 tonnes à l’hectare sur une base sèche.