Un sol et son histoire
L’histoire de nos sols commence avec le retrait de l’inlandsis laurentidien, une immense calotte glaciaire qui recouvrait le territoire il y a plus de 20 000 ans. La fonte des glaciers a laissé une multitude de tills, d’argiles marines et de dépôts sableux qui façonnent les terres cultivées d’aujourd’hui. En retraçant ce parcours formidable, l’étude des sols permet de mieux comprendre ce qui se passe dans nos champs.
Des travaux guidés par l’histoire et la science
Nos sols sont jeunes. Difficile d’imaginer que le Québec dormait encore sous la calotte glaciaire des Laurentides il y a 12 000 ans! Nos sols se sont formés il y a environ 10 000 ans, après la dernière glaciation. Minces par endroits, pierreux, sableux ou argileux ailleurs, il en résulte une diversité formidable, qui façonne des sols aux propriétés variées.
Des solutions pour régler le problème des sirops de bourgeons et filants
Jean-Michel Lavoie et sa chaire de recherche sur l’acériculture de l’Université de Sherbrooke ont travaillé sur le problème des sirops mal-aimés en raison de leur goût désagréable de bourgeon ou de leur texture filante qui, dans certains cas, les rendent impropres à la consommation. « Des questions que ça faisait plus de 20 ans que les gens se posaient, on a réglé ça en trois ans », affirme M. Lavoie.
Un OSBL qui dit quand vendre ses grains ou ses porcs et quand acheter ses intrants
Un organisme sans but lucratif, nommé Groupe Élément-Terre, propose à ses membres de gérer pour eux les contrats à terme, en plus de les informer des occasions instantanées où il semble stratégique de prendre des actions sur les marchés pour vendre leurs porcs, leurs grains ou acheter leurs intrants.
Les mystères du temps des sucres sous la loupe
La production de sirop d’érable a explosé depuis 20 ans, passant de 31,1 millions de kilos en 2006 à 102 millions de kilos en 2025. La technologie des équipements de production s’est raffinée au cours de ces années. C’est maintenant au tour de la recherche scientifique de connaître un virage important, grâce à des budgets accrus. Plusieurs universités se mettent de la partie pour expliquer les comportements des érables et aider les acériculteurs à améliorer leurs procédés.
Nouvelles pratiques de fertilisation à l’essai
Dix maraîchers biologiques de la région de Brome-Missisquoi, en Estrie, ont fait de la santé des sols et de la réduction du phosphore un objectif commun. Réunis au sein d’une même cohorte, ils ont entrepris l’an dernier de valider de nouvelles pratiques de fertilisation. L’expérience devrait se poursuivre à l’été 2026.
Un super fertilisant nommé digestat
Le digestat produit par les usines de biométhanisation constituera un fertilisant plus efficace que le fumier. C’est ce qu’affirme Simon Naylor, agronome et président de Keridis Bioénergie, qui compte construire dix usines de biométhanisation d’ici les dix prochaines années dans différentes régions du Québec.
La fertilisation à l’heure du dosage intelligent
Hausse des coûts des engrais, pression environnementale et besoin accru de rentabilité poussent les producteurs à viser toujours plus juste. Les équipements d’épandage évoluent rapidement : capteurs, balances intégrées, contrôle GPS et ajustements en temps réel transforment l’épandeur en outil de précision capable d’adapter la dose selon la vitesse, la courbe ou la variabilité du champ. Au-delà de la technologie, l’objectif demeure simple : appliquer la bonne quantité, au bon endroit, pour maximiser chaque kilo d’engrais et limiter les pertes.
Les drones au champ : gadget ou véritable outil de fertilisation?
Ils ne touchent pas le sol, mais ils soulèvent bien des questions. Depuis quelques années, les drones d’épandage s’invitent dans les champs québécois. Fertilisation liquide ou granulaire, fractionnement des apports, interventions en sols détrempés : la technologie promet souplesse et précision. Mais entre investissement, réglementation et logistique, l’outil doit trouver sa place dans une agriculture déjà bien équipée. Rencontre avec cinq acteurs du milieu qui observent, chacun à leur manière, la montée en puissance de ces appareils volants.
Pourquoi les érables performent-ils différemment?
Les acériculteurs qui récoltent l’eau à la chaudière le savent : certains érables sont beaucoup plus généreux que d’autres, tandis que certains érables produisent une eau plus sucrée comparativement à leurs voisins immédiats. Pourtant, ces arbres bénéficient tous de la même température et du même sol.