Photo : Shutterstock
Technique

Un sol et son histoire

Nathalie Laberge

L’histoire de nos sols commence avec le retrait de l’inlandsis laurentidien, une immense calotte glaciaire qui recouvrait le territoire il y a plus de 20 000 ans. La fonte des glaciers a laissé une multitude de tills, d’argiles marines et de dépôts sableux qui façonnent les terres cultivées d’aujourd’hui. En retraçant ce parcours formidable, l’étude des sols permet de mieux comprendre ce qui se passe dans nos champs.

Le chercheur Jean-Michel Lavoie (à droite) et son équipe de l’Université de Sherbrooke ont effectué des tests de biométhanisation sur les sirops déclassés et les résidus acéricoles (pierres à sucre, eaux de lavage, etc.). Photo : Université de Sherbrooke
Acériculture

Des solutions pour régler le problème des sirops de bourgeons et filants

Martin Ménard

Jean-Michel Lavoie et sa chaire de recherche sur l’acériculture de l’Université de Sherbrooke ont travaillé sur le problème des sirops mal-aimés en raison de leur goût désagréable de bourgeon ou de leur texture filante qui, dans certains cas, les rendent impropres à la consommation. « Des questions que ça faisait plus de 20 ans que les gens se posaient, on a réglé ça en trois ans », affirme M. Lavoie. 

Photomontage : Judith Boivin-Robert/TCN
Acériculture

Les mystères du temps des sucres sous la loupe

Martin Ménard

La production de sirop d’érable a explosé depuis 20 ans, passant de 31,1 millions de kilos en 2006 à 102 millions de kilos en 2025. La technologie des équipements de production s’est raffinée au cours de ces années. C’est maintenant au tour de la recherche scientifique de connaître un virage important, grâce à des budgets accrus. Plusieurs universités se mettent de la partie pour expliquer les comportements des érables et aider les acériculteurs à améliorer leurs procédés.

EasyMatch utilise l’IA pour une identification automatique de l’engrais par photo et trouve l'engrais adéquat en un clic. Photo : Gracieuseté de Amazone
Fertilisation

La fertilisation à l’heure du dosage intelligent

Maurice Gagnon

Hausse des coûts des engrais, pression environnementale et besoin accru de rentabilité poussent les producteurs à viser toujours plus juste. Les équipements d’épandage évoluent rapidement : capteurs, balances intégrées, contrôle GPS et ajustements en temps réel transforment l’épandeur en outil de précision capable d’adapter la dose selon la vitesse, la courbe ou la variabilité du champ. Au-delà de la technologie, l’objectif demeure simple : appliquer la bonne quantité, au bon endroit, pour maximiser chaque kilo d’engrais et limiter les pertes.

Selon Olivier Barmettler, l’avantage du drone est d’intervenir rapidement et sans compaction. Photo : Gracieuseté d'OJ Ag
Fertilisation

Les drones au champ : gadget ou véritable outil de fertilisation?

Maurice Gagnon

Ils ne touchent pas le sol, mais ils soulèvent bien des questions. Depuis quelques années, les drones d’épandage s’invitent dans les champs québécois. Fertilisation liquide ou granulaire, fractionnement des apports, interventions en sols détrempés : la technologie promet souplesse et précision. Mais entre investissement, réglementation et logistique, l’outil doit trouver sa place dans une agriculture déjà bien équipée. Rencontre avec cinq acteurs du milieu qui observent, chacun à leur manière, la montée en puissance de ces appareils volants.