Devant les délégués, le ministre de l’Agriculture, Donald Martel, et le ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, ont annoncé le dépôt d’un nouveau cadre réglementaire en début d’année 2026 visant à remplacer le Règlement sur les exploitations agricoles. Crédit : Patricia Blackburn/TCN
Territoire

Le moratoire du REA sera levé

Myriam Laplante El Haïli

Les producteurs agricoles réclament depuis 21 ans la levée du moratoire sur les superficies en culture dans les bassins versants dégradés. Le 3 décembre, lors du 101e Congrès de l’Union des producteurs agricoles, le ministre de l’Agriculture du Québec, Donald Martel, et son homologue à l’Environnement, Bernard Drainville, ont annoncé le remplacement du Règlement sur les exploitations agricoles (REA) par un nouveau cadre réglementaire qui mettra fin au moratoire.

Le Règlement sur les exploitations agricoles impose un moratoire sur l’accroissement des superficies en cultures dans les bassins versants dégradés. Photo : Archives/TCN
Syndicalisme

De grandes attentes pour le Congrès de l’UPA

Patricia Blackburn

Les attentes sont élevées pour le Congrès 2025 de l’Union des producteurs agricoles, alors que Donald Martel, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec ainsi que son homologue à l’Environnement, Bernard Drainville, fouleront les planches pour s’adresser aux producteurs agricoles. Le ministre canadien de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Heath MacDonald, sera également de passage.

En 2023, Louis Hébert a eu la mauvaise surprise de découvrir que sa ferme laitière est située en zone inondable. L’incendie qui a ravagé cette dernière récemment a déclenché une véritable course contre la montre pour obtenir l’autorisation de rebâtir avant de perdre son quota. Photo : Gracieuseté de La Ferme Valayre
Environnement

Une reconstruction complexe en zone inondable

Myriam Laplante El Haïli

Louis Hébert est inquiet pour l’avenir de sa ferme laitière. Alors qu’il venait de déposer, après près de trois ans de démarches préparatoires, une demande d’autorisation au ministère de l’Environnement pour reconstruire son hangar à machinerie, voilà qu’un violent incendie a ravagé sa ferme en septembre dernier. Les délais encourus pour le premier projet lui font craindre de perdre son quota si l’exploitation, située en zone inondable à Saint-Valère, dans le Centre-du-Québec, ne recommence pas à produire du lait dans un horizon de deux ans. 

Martine Desjardins
Partenaire de La Terre

L’audace de prendre sa place dans l’espace public

Sylvie Lemieux

Elles sont de plus en plus nombreuses à diriger des fermes, à gérer des équipes et à faire tourner les entreprises agricoles du Québec. Pourtant, quand vient le temps de siéger à un conseil d’administration ou de représenter leur milieu, les femmes hésitent à s’engager. Dans les organisations syndicales agricoles, elles n’occupent qu’un siège sur cinq. Ce déséquilibre, encore bien ancré, prive le secteur d’une diversité de voix essentielle, selon Martine Desjardins.