Alimentation

Un circuit de distribution à améliorer

Patricia Blackburn

Le transport des produits agricoles vers les restaurants est le maillon faible du modèle collaboratif étroit qui s’est développé entre les chefs et les producteurs, remarque Alain Girard, professeur et chercheur à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec. « Généralement, ce sont les agriculteurs qui font les livraisons directement. En région, ça ne pose pas trop de problèmes. Or, dans un contexte plus urbain, comme Montréal ou Québec, aller livrer à seulement deux ou trois restaurants coûte énormément de temps et d’essence. Plusieurs abandonnent, même pour approvisionner de grandes tables comme le Toqué! » rapporte-t-il.

Photo : Oleksii Synelnykov/Shutterstock
À coeur ouvert

Étrangère dans sa propre famille

Florence Chaput

Mélanie (prénom fictif) vient d’une famille agricole. « Une vraie. » Une famille où la terre façonne les journées, les conversations et même les liens entre les gens. Chez ses parents, tout est encore là : « l’odeur du fumier, le café fort, les débats animés autour de la table ». Son frère et sa conjointe reprennent la ferme laitière familiale. Sa sœur vit sur la terre juste à côté. Leurs enfants grandissent tous ensemble. Tout suit une continuité naturelle. Tout… sauf le parcours de Mélanie.

Geneviève Lacelle, ses parents, Diane Aubin et Jean-Guy Lacelle, ainsi que sa sœur, Myrianne Lacelle. Photo : Gracieuseté : Ferme La rose des vents
Ma famille agricole

La persévérance pour faire rayonner les Hautes-Laurentides

Émilie Parent-Bouchard

Le chemin du 5e-Rang Sud, à quelques kilomètres au nord de Mont-Laurier, pourrait presque s’appeler le rang Lacelle : Diane Aubin et Jean-Guy Lacelle y ont tous les deux grandi et leurs quatre enfants – dont Myrianne et Geneviève, qui travaillent avec eux à la ferme de production et de transformation de poulet de grain – s’y sont installés. C’est ici que l’histoire d’amour de ces deux passionnés d’agriculture s’est écrite, même si la vie a forcé quelques détours.