Dans une prise de parole conjointe à la Ferme Michel Désy, dans Lanaudière, le 8 juin, l’UPA, des universitaires, la Fédération canadienne d’agriculture, et la Fédération de l’agriculture de l’Ontario ont invité le gouvernement fédéral à réexaminer les alternatives au projet de train à grande vitesse. Photo : Myriam Laplante El Haïli / TCN
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S'abonner maintenantAlors que le ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, dévoilait le rapport d’Alto sur les consultations publiques concernant le corridor à l’étude du train à grande vitesse (TGV), le 22 juin, il a affirmé avoir officiellement demandé à la société d’État de « sérieusement considérer » un tracé traversant la zone de l’aéroport de Mirabel.
La proposition initiale provient de la Ville de Mirabel, a-t-il mentionné en conférence de presse. Dans son mémoire, la Ville mentionne que le site de l’aéroport couvre plus de 2 100 hectares, dont 289 hectares de terres « vacantes, déjà viabilisées et appartenant au gouvernement du Canada ». Elle propose également d’implanter une gare de TGV sur le site actuel de l’aéroport de Mirabel, afin de tirer parti des propriétés fédérales.
Dans son rapport, Alto précise que l’utilisation de ces terres permettrait notamment de réduire au minimum l’acquisition de propriétés privées. « On estime que cette option pourrait favoriser le développement économique régional, y compris des occasions de renforcer des secteurs comme l’aérospatial », indique le document.
En conférence de presse, le président-directeur général d’Alto, Martin Imbleau, a confirmé que ce tracé est « très sérieusement à l’étude », au même titre que la modification du tracé vers Kingston, en Ontario.
Le ministre MacKinnon et M. Imbleau ont tenu à se faire rassurants envers les agriculteurs en réitérant les engagements dévoilés par Alto en avril visant à atténuer les répercussions sur le milieu agricole.
Le député bloquiste élu dans la circonscription de Mirabel, Jean-Denis Garon, a réagi sur les réseaux sociaux en indiquant que l’annonce ne remplaçait « ni de véritables consultations ni une analyse coûts-bénéfices indépendante », a-t-il affirmé en ajoutant que cela montrait surtout que les décisions se prenaient dans le bureau du ministre des Transports.