Le président régional de l’UPA en Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault, a rappelé aux délégués que Ramo, producteur de saules à croissance rapide, ne fait rien d’illégal. Photo : Émilie Parent-Bouchard/Archives TCN

« Ce sont les mines qui sont en train de s’accaparer nos terres »

Émilie Parent-Bouchard

L’accaparement des terres agricoles pour des productions non alimentaires continue de préoccuper en Abitibi-Témiscamingue. « Ce sont les mines qui sont en train de s’accaparer nos terres », s’est insurgé le président du Syndicat des producteurs bovins de l’Abitibi-Témiscamingue, Vincent Boisvert, qui a pris la parole devant les quelque 80 agriculteurs rassemblés, le 28 octobre, pour l’assemblée générale de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles d’Abitibi-Témiscamingue. 

En raison du temps anormalement sec cet été, Raphaël Grenier-Damphousse et Jean-René Héroux (à gauche) ont découvert ce qui obstrue habituellement le cours d’eau qui traverse la terre de ce dernier, en attente de nettoyage depuis 12 ans. Photo : Gracieuseté de Raphaël Grenier-Damphousse

Une décennie d’attente pour nettoyer un cours d’eau bloqué

Myriam Laplante El Haïli

Bien que Raphaël Grenier-Damphousse ait entamé des démarches en 2019 pour nettoyer le cours d’eau qui traverse sa terre de Maskinongé, en Mauricie, les travaux ne seront pas effectués avant au moins 2028. Les délais et les coûts pour entretenir un cours d’eau – qui peuvent dépasser 1 M$ dans certains cas – ont explosé, ces dernières années. Des allègements réglementaires pourraient ­toutefois survenir avant la fin de 2025.