Mathilde Tremblay-Grenier et Josianne Jean estiment que leur sens de l’entrepreneuriat a fait la différence dans la rentabilité et la croissance de leur ferme, elles qui ont diversifié leurs produits en se basant sur les besoins de leurs clients actuels et futurs. Photos : Gracieuseté de la Ferme champ gauche
Agricultrices

« Le truc, c’est qu’il faut être plus entrepreneur qu’agriculteur »

Martin Ménard

L’une est avocate, l’autre a étudié en architecture. Elles ont changé de métier pour devenir agricultrices, et leurs habiletés en gestion ont compensé leur méconnaissance de l’agriculture, si bien que leur ferme est en croissance, en diversification et même en mode acquisition. 

En novembre 2024, Caroline Breton, de la Ferme Karobert, à Saint-Anselme, s’est envolée vers la Tunisie pour parler de production laitière et découvrir les pratiques agricoles locales. Photo : Gracieuseté de Caroline Breton

Trois productrices en mission en Tunisie

Sylvie Lemieux

Des productrices agricoles tunisiennes ont interrompu leur travail au champ pour préparer du thé pour les agricultrices québécoises venues à leur rencontre. Le geste a profondément marqué Jocelyne Ravenelle. « Elles ont allumé un petit feu de charbon et ont insisté pour nous servir du thé sur place. Cela illustre la grande générosité des femmes que nous avons rencontrées », raconte l’ancienne propriétaire de la ferme Canard du Village, située à Saint-Pie, en Montérégie, aujourd’hui reprise par son fils.

Martine Desjardins

L’audace de prendre sa place dans l’espace public

Sylvie Lemieux

Elles sont de plus en plus nombreuses à diriger des fermes, à gérer des équipes et à faire tourner les entreprises agricoles du Québec. Pourtant, quand vient le temps de siéger à un conseil d’administration ou de représenter leur milieu, les femmes hésitent à s’engager. Dans les organisations syndicales agricoles, elles n’occupent qu’un siège sur cinq. Ce déséquilibre, encore bien ancré, prive le secteur d’une diversité de voix essentielle, selon Martine Desjardins.

Une minute de silence a été tenue en hommage à l’ancienne présidente des Agricultrices du Québec, Valérie Fortier, lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation, le 17 octobre, à Drummondville. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN

Encore du travail à faire pour les familles agricoles ébranlées

Myriam Laplante El Haïli

À la lumière de la mort tragique de l’ancienne présidente des Agricultrices du Québec, Valérie Fortier, à la fin août, l’enjeu du remplacement temporaire de la main-d’œuvre à la ferme pour les familles agricoles ébranlées a pris tout son sens. Depuis deux ans, les Agricultrices du Québec et l’Union des producteurs agricoles tentent d’obtenir le soutien de Québec afin de rendre ce type de service accessible à l’échelle de la province.