Carlos Sodji, qui a repris le restaurant Chez Morasse, tient à maintenir l’approvisionnement local, notamment avec les pommes de terre prépelées de la Ferme Bellevue. Photos : Émilie Parent-Bouchard

Recul du prépelage : les petits producteurs-transformateurs se tirent mieux d’affaire

Émilie Parent-Bouchard

Après plusieurs années de croissance, poussée entre autres par la pénurie de main-d’œuvre en restauration, le secteur de la pomme de terre prépelée vit de l’incertitude. Si les petits producteurs qui réalisent eux-mêmes cette première transformation parviennent encore à tirer leur épingle du jeu, l’instabilité des marchés mondiaux complique les négociations entre producteurs et transformateurs.

L’entrepôt expérimental d’Agrinova, où quelque 40 000 tubercules de différentes variétés sont soumis à divers traitements. Photo : Gracieuseté d’Agrinova

Une 3e phase de recherche est lancée pour l’utilisation de l’épinette noire pour réduire les pertes d’entreposage

Sylvie Lemieux

Depuis 2018, des chercheurs s’activent pour trouver une solution de rechange naturelle au problème des pertes post-récolte des pommes de terre causées par la germination précoce et les maladies comme la pourriture sèche et la pourriture molle. Ces pertes, estimées à environ 10 % des récoltes en entreposage, représentent un enjeu économique important pour les producteurs québécois.