La passion : un moteur puissant, mais qu’il faut apprivoiser
Faire de l’agriculture et de l’acériculture au Québec, en 2026, ce n’est pas juste pour le chèque. Parce que des années faciles, ça ne court pas les rangs. Ce qui nous fait tenir, nous fait sortir du lit quand l’alarme sonne à quatre heures, même en janvier à -30 °C, c’est la passion.
Se sentir outsider, même quand on nourrit le monde
Annette n’est pas issue d’une famille agricole. Chez elle, on ne parlait ni de récoltes, ni de semences, ni de vêlages autour de la table. Pourtant, dès l’enfance, elle a été exposée à ce milieu grâce à un voisin producteur et des étés passés à lui donner un coup de main. Très tôt, elle a attrapé la piqûre. Ce monde-là, elle s’y sentait étrangement à sa place, comme si quelque chose en elle reconnaissait déjà cette façon de vivre.
Prendre soin… jusqu’où?
Josée (prénom fictif) est productrice laitière depuis plus de vingt ans. Comme plusieurs femmes du milieu agricole, elle assure la continuité de la ferme familiale, les soins aux animaux et la gestion quotidienne de l’entreprise. Mais derrière cette réalité se cache parfois un défi plus intime, plus silencieux.
Avoir le feu sacré… ou sacrer le feu!
Le titre et l’idée de cet article me viennent de mon père (allo papa!). Mon père est du genre à carburer aux projets, à ne pas se voir vieillir et à ne pas vouloir ralentir. Surtout, ne lui parlez pas d’arrêter! Je trouve ça beau, même si, je l’avoue, ça peut être un brin étourdissant. Je pense sincèrement que ce sujet peut rejoindre plus d’un producteur.
C’est quoi, être agriculteur ou agricultrice?
Qu’est-ce qui définit un producteur ou une productrice agricole? Est-ce le type de production choisie? La taille de l’entreprise ou de la terre? Le statut officiel de producteur avec un numéro d’identification ministériel? Le fait de pratiquer l’agriculture à temps plein ou à temps partiel? Le revenu tiré de la production? L’ampleur du profit réalisé? C’est une grande question, et les réponses sont variables, selon la perception et les valeurs de chacun.
L’importance de la convention d’actionnaires
En agriculture, on a l’habitude de se fier à la parole donnée. Une poignée de main dans la cour de ferme vaut parfois plus qu’un contrat. On se connaît, on se respecte, on a grandi ensemble, et on se fait confiance. Quand vient le temps d’incorporer une entreprise agricole, surtout dans un contexte familial ou entre proches, cette confiance est bien réelle. On s’assoit autour d’une table de cuisine, on discute, on rêve à l’avenir, et on se promet de travailler ensemble longtemps. Cependant, bien souvent, on repousse l’idée de mettre les choses « trop officiellement » par écrit.
Quel avenir pour nos jeunes en agriculture?
Je ne dois pas être la seule à avoir vu les récents épisodes de La semaine verte, où l’on suivait le parcours de cinq jeunes relèves agricoles, apparentées ou non. Honnêtement, j’ai eu les larmes aux yeux et le cœur en miettes en visionnant ces épisodes. Ça m’a attristée de constater à quel point nous avons des jeunes travaillants, ambitieux et passionnés d’agriculture au Québec, mais sans aucune entreprise agricole qui les attend.
Dans le chaos des interventions
Être travailleuse sociale en milieu agricole, c’est souvent être plongée au cœur du tumulte humain. On entre dans des cuisines où l’odeur du café se mêle à la tension dans l’air; on s’assoit dans des bureaux improvisés, dans l’étable ou même dans le tracteur; on écoute des histoires qu’on ne pourra jamais entièrement raconter, parce que c’est confidentiel et parce qu’elles ne nous appartiennent pas. On porte la complexité, la vulnérabilité et, souvent, le silence de ceux qui n’ont pas toujours le temps, ou l’espace mental, pour mettre des mots sur ce qu’ils traversent.
Quand la relève reçoit la clé du tracteur
Dans les rangs, il y a un bruit qui ne vient pas toujours des machines. Très tôt, on peut apercevoir un pas plus léger, un regard plus curieux, une façon différente de tenir le volant du tracteur. C’est la relève en devenir. Elle n’arrive pas en faisant fracas, mais doucement, parfois timidement, en observant les aînés comme on regarde un champ avant de le labourer : avec respect, patience et une certaine appréhension.
Le pouvoir de redéfinir une identité
J’ai envie de vous raconter l’histoire de Dany, un jeune de village qui n’avait, en apparence, qu’un avenir peu glorieux de p’tit bum.