Stéphanie Ruel et Benoit Quintal, copropriétaires de la Ferme Halifax, ont comme passion commune l’entraînement et les ultra-trails. Photos : Gracieuseté de la Ferme Halifax
Société

Un couple d’athlètes agriculteurs

Martin Ménard

L’été n’a rien de tranquille pour deux producteurs de lait de Saint-Ferdinand, dans le Centre-du-Québec, qui, en plus de s’occuper de leurs vaches, des chantiers de récolte de foin et de leurs quatre enfants, s’entraînent tous deux comme des acharnés pour participer à des courses de type ultra-trail; une course souvent plus longue qu’un marathon, qui a lieu en forêt, en sentiers accidentés et comportant beaucoup plus de dénivelé.

Un circuit de distribution à améliorer

Patricia Blackburn

Le transport des produits agricoles vers les restaurants est le maillon faible du modèle collaboratif étroit qui s’est développé entre les chefs et les producteurs, remarque Alain Girard, professeur et chercheur à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec. « Généralement, ce sont les agriculteurs qui font les livraisons directement. En région, ça ne pose pas trop de problèmes. Or, dans un contexte plus urbain, comme Montréal ou Québec, aller livrer à seulement deux ou trois restaurants coûte énormément de temps et d’essence. Plusieurs abandonnent, même pour approvisionner de grandes tables comme le Toqué! » rapporte-t-il.

Le prix du mazout amenuise les profits de la saison acéricole de Paul Hébert. Ce dernier déplore que les compagnies pétrolières s’enrichissent avec la conjoncture actuelle. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN

Le prix du mazout réduit les profits des érablières

Martin Ménard

La guerre entre les États-Unis et l’Iran a une incidence sur les nombreuses érablières qui produisent leur sirop d’érable à l’aide d’un évaporateur au mazout. « Ç’a coûté 20 000 $ de fuel juste dans le mois de mars. Quand il est venu remplir, le 6 avril, ç’a représenté 5 363 $ de fuel pour 3 jours! C’est vrai qu’on a fait du sirop en conséquence, car quand la tank descend, c’est qu’on fait des barils. Mais avec la hausse de prix du mazout, ce sont une coupe de milliers de dollars qu’on n’aura pas dans nos poches cette année », déplore Frédéric Marinier, copropriétaire d’une érablière de 32 000 entailles à Oka, dans les Laurentides. 

Au total, ce sont plus de 7,6 millions de portions de légumes en conserve qui ont été livrées aux Banques alimentaires, en 12 ans, par l’entremise de Récolte-Don! Quelque 850 000 le seront pour l’année 2025. Photo : Gracieuseté de Moisson Granby

Les légumes donnés par les fermes transformés en centaines de milliers de conserves 

Caroline Morneau

Depuis 11 ans, que les rendements soient au rendez-­vous ou non, la Ferme Rojoie donne toujours une partie de ses récoltes de maïs sucré et de haricots à l’initiative Récolte-Don! En collaboration avec le transformateur Nortera, ce programme permet la distribution de centaines de milliers de portions de légumes en conserve non périssables, chaque année, à travers le réseau des Banques alimentaires du Québec.