À gauche, un sarcleur lourd avec ajout d’un semoir pneumatique. À droite, le peigne intervient après le passage de la houe. Photos : Maurice Gagnon
Phytoprotection

Trois outils pour gérer les mauvaises herbes sans herbicides

Maurice Gagnon

Le 28 mai dernier, Vincent Lamarre, professeur à l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec, a présenté trois équipements aux participants de la tournée sur les plantes fourragères : une houe rotative double, un peigne et un sarcleur lourd.

Le bourdon ardent (Bombus fervidus), lui aussi en péril, a été observé dans les cultures où des aménagements floraux ont été réalisés. Photo : Gracieuseté d’Amélie Morin

Bandes florales : des cultures jolies et utiles

Claude Fortin

L’implantation de bandes florales gagne en popularité chez les producteurs agricoles désirant réduire leur utilisation de pesticides. Les chercheurs aussi s’intéressent au potentiel des bandes florales pour la gestion des insectes ravageurs sur les récoltes. C’est le cas du docteur Daniel Cormier et de son équipe de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), qui ont étudié le phénomène au verger expérimental de Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie, lors d’une expérience menée entre 2020 et 2023.

Ce capteur est relié aux sondes de mesure de l’humidité. Photos : Université de Sherbrooke

Intelligence artificielle : des réponses venues du ciel

Claude Fortin

Le défi de protéger les sols contre les insectes et les maladies tient en bonne partie à la vitesse d’intervention sur le terrain. Aussi bien chez l’humain que chez les végétaux, agir vite permet souvent de limiter les dégâts. Mais si la détection d’une petite parcelle de culture qu’on sait vulnérable reste assez facile, la chose se complique lorsqu’il s’agit de superficies qui s’étendent sur des dizaines d’hectares. C’est là que la surveillance par satellite pourrait se révéler avantageuse, aussi bien en matière de rendements que d’argent.

Au Canada, l’épandage de pesticides par drone est actuellement interdit, sauf si l’étiquette du produit le précise. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Drones : l’ARLA se prononcera en 2026

Myriam Laplante El Haïli

Bien que l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire ait autorisé l’application par drone de cinq pesticides depuis 2022, aucune homologation n’a visé des pesticides agricoles. L’organisme prévoit être en mesure de se prononcer sur cet usage particulier au début de 2026, après avoir complété l’analyse de résultats de recherche comparant les méthodes d’applications conventionnelles à celle par drone.