Le miracle ne s’est pas produit partout
Des acériculteurs de la Montérégie et de l’Estrie ont finalement atteint des rendements très intéressants grâce à une fin de saison généreuse, une finale que ceux des régions plus froides espéraient aussi, mais le miracle ne s’est pas produit. « On a eu trois journées de grosses chaleurs, à la fin avril, qui ont scrappé la fin de saison », résume Weena Beaulieu, du Bas-Saint-Laurent, l’une des cinq acéricultrices suivies par La Terre.
Le maximum de semis entre deux averses
La météo capricieuse des dernières semaines n’a pas eu raison de maraîchers qui ont su profiter de chaque fenêtre de beau temps, entre deux averses, pour semer et transplanter un maximum de légumes.
Un trou de production en raison de l’été chaud de 2025
Le temps chaud de juillet 2025 a eu un effet sur le taux de reproduction dans la bergerie de Jérémy Gourde, à Saint-Narcisse-de-Beaurivage, dans Chaudière-Appalaches.
Gestion serrée des stocks
La récolte de foin et de plantes fourragères s’annonçait prometteuse au début de la saison 2025, mais la météo a joué les trouble-fêtes, comme elle l’a fait pour plusieurs productions agricoles. Résultat : les stocks sur les fermes sont actuellement un peu plus bas qu’à l’habitude et font l’objet d’une gestion serrée.
Ne rangez pas vos souffleuses en avril
Avril commencera avec du temps doux, mais il faudra garder nos attentes basses en matière de beau temps, conseille André Monette, chef de service en météorologie pour MétéoMédia. Le reste du mois laissera place à une météo plus froide qu’à la moyenne, avec moins de soleil et plus de précipitations de neige et de pluie. « Nous aurons quelques belles journées en avril, avec possiblement des journées au-dessus de 10 °C, mais on ne prévoit pas un changement de régime qui casserait ce qu’on connaît depuis le mois de novembre », précise-t-il.
Entreposage : sans subérisation complète, point de salut
L’entreposage des pommes de terre est une opération complexe au cours de laquelle les tubercules passeront par les phases de stabilisation et de subérisation, de refroidissement graduel et d’entreposage longue durée, puis de reconditionnement avant de prendre la route vers les consommateurs.
Un marché mondial saturé
L’absence de pluie dans les provinces de l’Est a provoqué une baisse de 1,8 % des récoltes canadiennes en 2025. Les producteurs canadiens ont récolté environ 125 835 000 quintaux de pommes de terre au cours de l’année dernière. Il s’agit de la plus faible récolte des trois dernières années puisqu’ils en avaient produit 128 173 000 quintaux en 2024 et 126 593 000 en 2023.
Des maladies émergentes qui gagnent en ampleur
Le réchauffement des températures complexifie la gestion des animaux d’élevage au pâturage, qui sont les premiers exposés aux moustiques, tiques ou mouches vecteurs de maladies émergentes.
Des sols lourds de potentiel
Ils se distinguent par leur forte teneur en argile et leur structure variable. Vénérées pour leur fertilité, mais damnées pour leur tendance à se compacter, les séries de sols argileux se comptent par dizaines au Québec. Avec des travaux et des outils adaptés, on arrive aujourd’hui à mieux exploiter la richesse de ces sols capricieux, mais généreux.
Des travaux guidés par l’histoire et la science
Nos sols sont jeunes. Difficile d’imaginer que le Québec dormait encore sous la calotte glaciaire des Laurentides il y a 12 000 ans! Nos sols se sont formés il y a environ 10 000 ans, après la dernière glaciation. Minces par endroits, pierreux, sableux ou argileux ailleurs, il en résulte une diversité formidable, qui façonne des sols aux propriétés variées.