Des plages de beau temps, par-ci par-là, ont donné une chance à l’équipe des Jardins Damaco d’avancer les semis de maïs sucré. Photo : Gracieuseté de David Côté
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S'abonner maintenantLa météo capricieuse des dernières semaines n’a pas eu raison de maraîchers qui ont su profiter de chaque fenêtre de beau temps, entre deux averses, pour semer et transplanter un maximum de légumes.
« Ici, le maïs sucré s’est fait dans de très belles conditions. Les plages ensoleillées sont rares, mais le terrain est de bonne qualité; il sèche vite », constate David Côté, de Saint-Paul-d’Abbotsford, en Montérégie. Au moment de l’entrevue, le copropriétaire des Jardins Damaco était à jour dans son calendrier de semis d’oignons et de maïs sucré, bien qu’il ait commencé un peu plus tard que l’an dernier. Des plages de beau temps, par-ci par-là, notamment durant la fin de semaine du 2 et du 3 mai, ont donné une chance à son équipe d’avancer les travaux.
« En fin de semaine, ça y est allé! Il y a eu des orages, mais ciblés. À Saint-Paul, on a été chanceux », assure celui qui constate par ailleurs que ses plants de fraises mis en terre la saison passée, et dont les fruits seront à récolter cette année, ont bien survécu à l’hiver.
On a eu un départ frais, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Les plants sont assez végétatifs avant la formation des grappes florales, et prennent le temps de bien s’établir.
À L’Assomption, dans Lanaudière, Josiane Cormier a eu le temps de planter une grande partie de ses fraises à récolter l’an prochain avant l’arrivée des premières asperges. C’est signe, selon elle, que les travaux au champ vont bon train. D’ailleurs, la « météo en bipolarité » et l’obligation probable de prendre une pause de plantation en raison d’averses annoncées ne l’inquiétaient pas, le 5 mai, car elle était satisfaite de l’avance qu’elle était parvenue à prendre la fin de semaine précédente.
« Ici, on profite d’une espèce de microclimat; il a fait assez beau pour qu’on réussisse à en faire beaucoup, déjà », constate la copropriétaire de la Ferme Cormier.


Moins de gel au sol qu’annoncé
Dans les terres noires de la Montérégie, Patrice Riendeau, copropriétaire du Potager Riendeau, constate que des nuits de gel annoncées au début mai ont été de moindre intensité que prévu et n’ont pas vraiment causé de dommages.
Au moment de l’entretien, la mise en terre de céleris, de laitues et d’oignons se déroulait normalement à sa ferme de Saint-Rémi.
« On prendrait plus de soleil. C’est souvent nuageux, mais il y a toujours des moments où on réussit à aller au champ. Les terres organiques, souvent, se drainent assez bien », fait remarquer l’agriculteur.
Même son de cloche du côté de Gabriel Leclair, qui prend la relève aux Fermes Leclair, à Sherrington. « C’est plus au ralenti parce qu’on se fait tout le temps breaker par la pluie, mais à la fin de la semaine, on finit par y arriver. Il vente tellement qu’on peut retourner au champ dès que ça s’arrête, parce que ça sèche vite », note ce producteur de radis, de carottes, d’oignons verts, de betteraves, de coriandre et d’échalotes françaises.