Olymel ne veut plus répéter les erreurs du passé
Le président-directeur général d’Olymel, Yanick Gervais, n’envisage pas un retour aux volumes d’abattage atteints dans ses plus fortes années de production, et ce, même si une autre occasion comme celle qui s’est ouverte en Chine il y a quelques années se présentait à nouveau. « Très honnêtement, ça va être très difficile.
Des employés quittent l’abattoir, impacts à prévoir sur la filière porcine
Des employés sortaient de leur quart de travail de l’abattoir d’Olymel à Vallée-Jonction, le mardi 18 avril, et ont mentionné à La Terre qu’ils quitteront le navire avant qu’il ne sombre. Certains étaient déjà à la recherche d’un emploi et cette situation pourrait causer d’importants problèmes opérationnels à l’abattoir, qui doit normalement fonctionner jusqu’en décembre.
Une crise qui continue de plomber le revenu des éleveurs
« Ce sera un dur coup financier pour les éleveurs et les éleveuses par rapport à la formule de prix d’avant », a reconnu d’emblée le président des Éleveurs de porcs du Québec, David Duval, le 18 avril, lors d’une conférence de presse annonçant les grandes lignes de la nouvelle convention de mise en marché des porcs. …
Encore plus dépendant de l’ASRA
Dans Lanaudière, un producteur de porcs de la relève, William Lafond, 30 ans, affirme être déçu de la nouvelle convention. « On parlait d’une négociation, mais en réalité, il n’y a pas eu de négo de la convention; on avait le couteau sous la gorge.
Quand la situation du porc pousse à des gestes
« Mon frère était écœuré ben raide par la production porcine. Ce n’est pas le travail sur la ferme qui le fatiguait.
Les intégrateurs pourraient aussi diminuer leurs conditions
Martin Boutin n’en démord pas : la fermeture de l’abattoir d’Olymel sera un coup dur et permanent pour l’industrie du porc. « On s’entend, le porc, c’est cyclique.
Avec la fermeture de l’abattoir, des producteurs vont « manger une rince »
Le producteur de porcs Mathieu Bisson, en Chaudière-Appalaches, veut demeurer en production porcine, mais l’horizon s’assombrit. « Coté liquidité, on roule serré, avec l’augmentation des coûts de moulée, la mortalité [maladie accrue due aux porcs en attente], la drop du prix des porcs; c’est de l’argent que je n’ai pas pour passer le coup dur qui …
« Ce qu’on vit là, c’est grave »
La nouvelle convention de mise en marché des porcs et la fermeture de l’abattoir de Vallée-Jonction incitent Keven Vachon à adhérer au programme de retrait, qui mettrait fin à sa production porcine. La décision n’est pas insignifiante, lui qui est la 5e génération dans la ferme, mais nécessaire, croit-il.
De lourdes concessions sur le prix
Les éleveurs de porcs de la province recevront moins pour leurs bêtes. La nouvelle convention de mise en marché de porcs, qui vient d’être signée, prévoit en effet d’importantes concessions sur le prix pour aider les transformateurs à traverser la crise actuelle.
Le nouvel outil de retrait volontaire doté de 80 M$
Les Éleveurs de porcs du Québec misent sur un budget de 80 M$ pour inciter des propriétaires à fermer des sites d’élevage porcin au Québec pendant au moins cinq ans. L’objectif de ce « mécanisme de retrait temporaire » est de faire décroître la production d’un million de porcs, sans avoir à imposer une baisse de production de …