Fourrages : irrigation ou non
L’irrigation des plantes fourragères est une question qui demande beaucoup de nuances. Irriguer permet d’éviter certaines pertes, mais c’est rarement la solution la plus rentable. Voilà ce que révèle une étude menée par l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement, sous la direction du chercheur Carl Boivin.
Rénover des prairies dominées par les graminées sans se ruiner
Est-il possible de réintroduire des légumineuses dans un champ sans complètement repartir à zéro? Des travaux d’Agriculture et Agroalimentaire Canada démontrent que oui : le sursemis sur sol gelé pourrait être une avenue à envisager pour y parvenir à moindre coût tout en réalisant des gains environnementaux.
Des luzernes améliorées pour faciliter l’absorption de leurs propres protéines
Elle est déjà considérée comme la « reine des plantes fourragères » en raison de sa productivité et de sa richesse en protéines, mais les équipes d’Agriculture et Agroalimentaire Canada travaillent d’arrache-pied pour rendre la luzerne encore plus performante, du point de vue tant nutritionnel qu’environnemental.
Cultures fourragères : excellentes pour l’alimentation, remarquables pour l’environnement
Avec son climat nordique, le Québec a la chance de pouvoir produire un foin de qualité supérieure dont les bénéfices sont observables autant du côté de l’environnement dans les champs que sur le rendement des troupeaux via leur alimentation.
Une pratique durable à reconnaître
Reconnaître la culture des plantes fourragères pérennes comme une pratique durable et accorder à ses producteurs une rétribution des pratiques agroenvironnementales permettrait de stabiliser, voire d’augmenter, les superficies en culture. De nouveaux marchés pourraient également être développés.
Une situation qui a des airs de jamais-vu
Les exportations québécoises de foin de commerce sont réalisées en très grande partie aux États-Unis. Si ce marché devait se resserrer, voire se fermer, les effets seraient limités à court terme pour les producteurs. Mais, à long terme, l’histoire pourrait être toute autre, estiment des exportateurs de foin aguerris.
Foin de commerce : nuages gris à l’horizon
Les producteurs québécois de foin de commerce sont aux aguets. La menace semble écartée à court terme, mais l’imposition de droits de douane aux États-Unis pourrait entraîner des turbulences dans le marché, et ce, même si « le foin du Nord » a la cote au sud de la frontière.
Quand l’incertitude fait mal
La guerre tarifaire avec les États-Unis n’inquiète pas que les producteurs et exportateurs de foin de commerce. Les fournisseurs de machinerie suivent également la situation de près.
Le semis direct sur couverture végétale permanente à l’assaut des régions
Une petite révolution initiée dans le Bas-Saint-Laurent gagne du terrain, en particulier dans les régions périphériques, pour réduire le travail du sol et ainsi permettre à la biodiversité de s’exprimer en faveur de la santé des sols. Depuis près d’un quart de siècle, l’agronome Louis Pérusse, véritable pionnier de l’approche semis direct sur couverture végétale permanente …
L’inventaire des mauvaises herbes dans les cultures fourragères du Centre-du-Québec
Depuis 2021, le CÉROM, l’Université Laval et le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) ont lancé un projet ambitieux : le Grand inventaire de mauvaises herbes du Québec. Ce projet est financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, dans le cadre du programme Innovation bioalimentaire (2023-2028).