Réjean Gosselin pourra continuer à vivre dans sa résidence après la vente de sa terre agricole. Photo : Gracieuseté de Réjean Gosselin
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S'abonner maintenantDans les zones où la culture est plus ardue, et si les règles de la municipalité régionale de comté (MRC) l’autorisent, certains producteurs arrivent à séparer leur maison de la terre agricole pour continuer à y vivre à la retraite. C’est le cas de Réjean Gosselin, producteur agricole installé dans une région montagneuse de Sainte-Sophie-d’Halifax, dans le Centre-du-Québec. « Je demandais de retirer 8 000 mètres carrés [où se trouve sa résidence], mais [la CPTAQ] m’a permis d’en retirer 5 000 », raconte le producteur à la préretraite.
Les 3 000 mètres carrés en moins lui étaient toutefois précieux considérant l’aménagement de son terrain au fil des années.
On me refusait les 3 000 supplémentaires vertement. On avait évoqué un dossier qui datait au-delà de 50 ans qui disait que j’étais dans un secteur agricole viable, qu’il y avait des élevages d’animaux, alors que ce n’est plus le cas aujourd’hui
Il a donc déboursé plus de 10 000 $ pour obtenir l’expertise d’un ingénieur forestier et d’un géomètre, afin de démontrer son point lors d’une demande de révision de son dossier devant la CPTAQ. Celle-ci a finalement accepté de lui accorder les 3 000 mètres supplémentaires dans une décision rendue à la fin décembre 2023, à la grande surprise de M. Gosselin.