La Commission de la santé mentale du Canada indique que l’agriculture et l’élevage sont considérés comme deux des secteurs les plus stressants du pays. Photo : StockMediaSeller/Shutterstock
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Transmettre sa terre autrement : quand la fiducie devient une option

Me Julien F. Lavallée

Au Québec, la question de la transmission des entreprises agricoles et de l’accès à la terre pour la relève occupe une place croissante dans nos réflexions. Dans un contexte où la valeur des terres a fortement augmenté au cours des dernières décennies, plusieurs agriculteurs cherchent des solutions permettant à la fois de planifier adéquatement la vente ou la transmission de leur entreprise et d’assurer la pérennité de l’usage agricole de leurs terres.

Coralie Leblanc et son conjoint, Sébastien, vivent leur rêve de devenir agriculteurs. Ils ont converti leur ferme en bergerie et ont maintenant deux enfants (dont Ludivine, dans la photo de droite), bientôt 100 brebis et de petits agneaux. Photos : Coralie Leblanc
Histoires de relève

Tant qu’à y être…

Coralie Leblanc

Tout a commencé par l’achat d’une ferme en 2018 pour y installer les chevaux qu’on avait déjà. On avait des champs, donc tant qu’à y être, pourquoi ne pas produire notre foin nous-mêmes? On a acheté un tracteur puis de la machinerie. J’étais infirmière et mon conjoint, Sébastien, était pompier forestier. On vivait le rush des foins à travers le travail et la météo qui s’amusait à nous contrarier. Mon conjoint travaillait à l’extérieur pendant de très longues périodes. Avec l’arrivée de notre premier enfant, Ludivine, on a voulu prioriser notre famille.