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Claudia Beaudry estime que le monde de la machinerie est de plus en plus accueillant envers les filles. Crédit photo : Isabelle Bergeron/TCN

Claudia Beaudry estime que le monde de la machinerie est de plus en plus accueillant envers les filles. Crédit photo : Isabelle Bergeron/TCN

Devoir faire ses preuves, malgré tout

Même si elle ne s’est jamais remise en question sur son choix de carrière, l’ingénieure agricole Claudia Beaudry a quand même vécu son lot d’épreuves, surtout lorsqu’elle a fait son entrée sur le marché du travail.

« Il y a eu des moments où j’ai dû convaincre [des clients] que je n’étais pas la réceptionniste », se souvient celle qui a œuvré pendant 10 ans en entreprise avant d’enseigner en technologie du génie agromécanique à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe.

Aujourd’hui chef d’équipe du programme, elle se sent autant appréciée de ses collègues que de ses étudiants, majoritairement masculins. Mais elle croit tout de même ceci : « On est peut-être obligées [les femmes] d’être plus structurées et studieuses […] pour faire nos preuves. »

En huit ans d’enseignement, Mme Beaudry devrait avoir l’honneur de remettre, pour la première fois, un diplôme à une finissante de sa cohorte. Elle est optimiste pour elle, tout comme pour toutes les autres étudiantes de son programme.

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