Gauche : Mélanie Rivard souhaite représenter les jeunes familles. Photo : Gracieuseté de Mélanie Rivard / Droite : Pierre-Luc Barré constate que le village qui l’a vu grandir s’est dévitalisé depuis la pandémie. Photo : Gracieuseté de Pierre-Luc Barré
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S'abonner maintenantParmi les jeunes agriculteurs qui briguent un mandat au scrutin du 2 novembre, plusieurs espèrent rajeunir le conseil de leur municipalité afin d’endiguer la dévitalisation et de mieux répondre aux besoins des jeunes familles.
Le départ du médecin du village de Saint-Damase, en Montérégie, dont la clinique se transmettait de génération en génération, a été la bougie d’allumage de l’implication en politique municipale de Pierre-Luc Barré. Le producteur de grandes cultures, de pommes de terre et de légumes de transformation aspire à devenir maire. « On est vraiment sur une ligne droite, linéaire, confortable dans nos chaussettes. Il faut que ça bouge. On a perdu le médecin, on a perdu un restaurant, on a perdu une boucherie, énumère-t-il. Je pense que les gens qui étaient en place ont fait de belles choses. Puis là, ils se retirent et c’est correct. Place à du sang neuf. » Pour l’agriculteur de 36 ans qui représentera le Québec au concours canadien des jeunes agriculteurs d’élite dans quelques semaines, le changement s’incarne d’abord par une équipe de conseillers qui représente l’âge moyen des habitants de la municipalité, soit 43 ans.
L’idée de rajeunir le conseil municipal motive également Mélanie Rivard, 40 ans, qui ne se présente pas comme conseillère à Poularies, en Abitibi-Témiscamingue, pour « chialer ». « Ce village-là, il se développe vraiment beaucoup, avec de nouvelles familles, de jeunes familles. Dans le conseil municipal, ce sont tous des cinquante ans et plus, et je serais la plus jeune », mentionne l’éleveuse de bovins de boucherie et d’alpagas ainsi que propriétaire d’élevages à vocation agrotouristiques.