Luc Boivin
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantFort d’un important bagage d’entrepreneur dans le secteur agroalimentaire, l’ex-copropriétaire de la Fromagerie Boivin, Luc Boivin, promet d’accorder une importance particulière au développement agricole de son territoire en tant que nouveau maire de Saguenay.
« C’est sûr que dans la réglementation, je vais assouplir tout ce qui empêche le monde agricole de se développer et d’être valorisé », a assuré, en entrevue avec La Terre, celui qui a remporté de justesse l’élection municipale du 2 novembre, à Saguenay, n’obtenant que 232 voix de plus que sa principale adversaire, l’ancienne ministre des Affaires municipales et députée de Chicoutimi, Andrée Laforest, qui a d’ailleurs fait une demande de recomptage.
Ç’a été une campagne très serrée jusqu’à la fin; je suis content que les citoyens de Saguenay me fassent confiance.
Ayant été conseiller municipal de l’arrondissement de La Baie de 2009 à 2017, M. Boivin dit notamment vouloir « réactualiser » le Plan de développement de la zone agricole. Il affirme que ce dernier a été « un peu mis sur la glace » ces huit dernières années. « J’avais mis en place, quand j’étais conseiller, un règlement pour taxer les terres en friche. L’idée derrière ça, c’était que les promoteurs qui achètent des terres agricoles et qui les laissent en friche en espérant faire du développement soient taxés pour favoriser une valorisation pour le secteur agricole. C’est une action que je veux terminer », a-t-il indiqué.
M. Boivin veut aussi que les fonctionnaires municipaux tiennent compte des grosses périodes de travaux au champ, durant lesquelles beaucoup de machinerie agricole circule sur les routes, dans leur planification de travaux de voirie, par exemple pour la réfection des rangs.
« Je connais le monde agricole et je vois les problèmes qui sont facilement réglables. Le pavage de rangs en est un exemple. Le fonctionnaire municipal ne pense pas toujours que quand c’est le temps de ramasser le maïs, dans la mesure du possible, tu ne fais pas de travaux qui interfèrent avec le travail au champ », dit-il, assurant vouloir que les agriculteurs concernés soient avertis et consultés avant la tenue de travaux près de leurs terres.
Autres résultats
L’ancienne ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a réussi à se faire élire comme mairesse de Sherbrooke.
Sans faire la liste exhaustive de tous les candidats agricoles au Québec, La Terre a consacré un dossier aux élections municipales, le 22 octobre. Voici les résultats pour les intervenants de ce dossier.
À Saint-Damase en Montérégie, le producteur de grandes cultures, de pommes de terre et de légumes de transformation Pierre-Luc Barré a remporté la mairie haut la main avec près de 75 % des voix.
Le producteur laitier Carl Gilbert a été élu maire de Saint-Urbain, dans Charlevoix. Il a recueilli près de 55 % des voix.
Le producteur laitier, acéricole et forestier Stéphane Richer a été élu conseiller de Saint-Adrien, en Estrie. Justin Chabot, un ancien producteur qui a été conseiller municipal de Saint-Albert de 2003 à 2013, occupera de nouveau un siège dans cette municipalité du Centre-du-Québec.
Tout comme Raphaël Grenier-Damphousse dans Maskinongé, en Mauricie, le producteur acéricole, forestier et de foin Simon Théberge a été défait au poste de conseiller qu’il briguait à Saint-Malachie, dans Chaudière-Appalaches. Mélanie Rivard, dont le saut en politique municipale visait à rajeunir le conseil municipal de Poularies, en Abitibi-Témiscamingue, n’a pas non plus été élue.