L’irrigation intensive n’a pas suffi à tout sauver à la ferme La Production Barry, qui estime avoir perdu 150 000 $ de rendements d’oignons verts et de coriandre, en raison de la sécheresse jumelée à l’extrême chaleur. Photo : Jean-Marie Zumstein

Une année d’irrigation intensive qui coûte cher

Caroline Morneau

La longue période de sécheresse de l’été, couplée à d’intenses épisodes de canicule, a fait bondir les coûts d’irrigation à des niveaux rarement observés chez bon nombre de maraîchers du Québec. Si l’arrosage permet généralement d’obtenir des rendements profitables, la pratique risque de coûter de plus en plus cher avec le temps, dans un contexte de changements climatiques, de compaction des sols et de prix des équipements qui augmente.

Avec ses superficies de 12 hectares, l’entreprise maraîchère que Sébastien Bigras a reprise de ses parents est devenue une véritable référence pour la production de rhubarbe. Habituellement, les agriculteurs qui en font cultivent des superficies beaucoup plus marginales. Photos : Caroline Morneau/TCN

L’expertise unique d’un producteur de rhubarbe à grande échelle

Caroline Morneau

En retard d’une dizaine de jours par rapport à la normale, en raison de la météo peu clémente du printemps, Sébastien Bigras se presse de récolter ses toutes premières rhubarbes de la saison, en ce 2 juin. Ses clients, de grandes chaînes de détaillants alimentaires, ont hâte de recevoir leur commande, surtout que sa ferme de Saint-Eustache est l’une des rares à produire ce légume en quantité suffisante pour les approvisionner.