Une proportion de 85 % des produits forestiers du Québec sont exportés aux États-Unis. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN
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S'abonner maintenantDepuis le 4 mars, des droits de douane de 25 % visent les produits du bois canadien exportés aux États-Unis. Avec cette mesure, le bois d’œuvre, déjà frappé de tarifs de 14,4 %, a vu son taux d’imposition atteindre près de 40 %. Or, peu d’autres options s’offrent aux transformateurs forestiers québécois et les producteurs de bois de la forêt privée pourraient en payer les frais.
« La majorité des produits forestiers canadiens, en fait les matériaux de construction en bois, sont produits avec les spécifications pour le marché américain […] donc, quasiment tous ces produits-là sont exportés sur le marché américain quand ils ne sont pas consommés localement », indique le directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, Vincent Miville, en précisant que le marché mondialisé des pâtes et papiers devra également s’ajuster.
La forêt privée est dépendante du marché, explique le président du Syndicat des producteurs forestiers du sud du Québec, André Roy.
Si nos transformateurs […] devaient ralentir ou cesser leur production, pour nous, ce sont des marchés qui disparaissent.
Des producteurs québécois situés près de la frontière qui ont des contrats avec des scieries et des papetières américaines sont directement touchés par les tarifs.
Une cellule de crise a été mise sur pied par Québec pour tenter de diversifier les marchés d’exportation de l’industrie forestière, probablement vers la Chine ou l’Europe, explique Vincent Miville. Une solution de rechange sera aussi de développer le marché canadien, puisque la demande y est forte en matière de construction d’habitation. Toutefois, les tarifs pourraient occasionner une crise économique qui affaiblira cette demande, croit-il.
La troisième option sera de produire davantage de produits à valeur ajoutée au Québec afin de sortir du marché américain à long terme.