Une liste de plans B dans l’érable

« Ça fait plusieurs semaines qu’on travaille sur un plan B », dit Joël Vaudeville, directeur des communications des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). Son organisation estime que les tarifs de 25 % entraîneront une baisse de 25 % des ventes aux États-Unis. Cela signifie près de 25 millions de livres, selon les chiffres de 2023. Les PPAQ demandent au gouvernement un prêt qui permettra de payer d’avance ce sirop qui sera invendu en raison du conflit. Les producteurs et les ­transformateurs désirent aussi une aide gouvernementale pour développer les marchés extérieurs.

Il y a 15 ans, 80 % du sirop allait aux ­États-Unis, maintenant, c’est 62 %. On veut accélérer cette tendance.

Joël Vaudeville

Un autre plan B : forcer le gouvernement à remplacer les agents sucrants dans les hôpitaux et autres installations publiques par des produits de l’érable québécois. 

M. Vaudeville espère que des intrants comme le plastique ­nécessaire au réseau de tubulure ne seront pas taxés par le ­gouvernement fédéral.