Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN
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S'abonner maintenantDès le 4 mars, les producteurs du Québec ont mis sur pied des plans de contingence et cherché d’autres marchés où exporter leurs produits pour atténuer les répercussions des tarifs de 25 % sur leurs entreprises. Le président de l’Union des producteurs agricoles, Martin Caron, estime que le secteur agricole, avec l’aide des gouvernements, devra aussi se transformer de l’intérieur.
M. Caron appelle les gouvernements à investir en agriculture afin que les producteurs du Québec et du Canada puissent saisir les occasions de cultiver et d’élever localement les aliments traditionnellement importés des États-Unis.
Des fois, il ne faut pas juste voir [la diversification] sur les exportations, il faut la voir à l’intérieur. Exporter, oui, mais notre marché intérieur, lui, est-ce qu’on peut s’en occuper? Parce que c’est tout aussi payant pour nous de produire et de transformer ici la plus-value et que nos gens l’achètent [ici au lieu de l’acheter] aux États-Unis, en Chine ou ailleurs.
Par exemple, poursuit-il, pour contrer les importations de pommes en provenance de l’est des États-Unis, le gouvernement pourrait investir dans un plan de réinvestissement des vergers que la filière réclame au gouvernement depuis de nombreuses années. Dans l’agneau, 50 % de la viande provient de l’extérieur du Québec et selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, en 2022, un repas sur deux seulement était préparé avec des aliments produits et transformés au Québec.

« Investir dans les infrastructures comme ce dont parle le gouvernement du Québec – et dont celui du Canada va peut-être parler –, ce qu’il ne faut jamais oublier, c’est que nos infrastructures, c’est aussi nos terres agricoles, l’agriculture et l’agroalimentaire, mentionne M. Caron. Les investissements qu’on met sur nos terres agricoles vont rester ici. C’est un besoin essentiel et c’est une grande richesse qu’on a pour la sécurité alimentaire. » La prochaine mouture de la Politique bioalimentaire sera un outil intéressant pour parvenir à cette fin, estime le dirigeant.
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