Le réseau des écoroutes est en augmentation au Québec. Photo : Photo tirée de Facebook Transports Québec
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S'abonner maintenantÀ Saint-Ubalde, dans la région de Portneuf, les écoroutes ont la cote. Non seulement des économies sont réalisées avec l’utilisation réduite du sel de voirie, mais elles contribuent à améliorer la qualité de l’eau des trois lacs bordés par ces routes. Regard sur ce mode d’entretien hivernal particulier qui tend à faire boule de neige.
Précisons d’emblée que les écoroutes ont pour particularité d’être situées à proximité de zones vulnérables, telles des sources d’eau potable, des lacs, ou d’autres milieux humides. Comme elles visent à réduire les effets nocifs du sel de voirie sur l’environnement, leur entretien est principalement assuré par un grattage accru de la chaussée et l’épandage d’abrasifs (sable et pierres).
« L’entretien des écoroutes n’occasionne pas de complexité supplémentaire (pour les responsables du déneigement) », précise Alexandra Houde, porte-parole du ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Les sels de voirie peuvent être utilisés, mais à des endroits précis ou dans certaines circonstances, comme lors d’une pluie verglaçante, ajoute-t-elle.
« À Saint-Ubalde, la demande est venue des citoyens et des associations de protection des lacs pour protéger les plans d’eau de notre territoire, commente le maire de la municipalité, Guy Germain. En utilisant moins de sel, on réduit les risques de contamination avec l’érosion. Et la vitesse est peu élevée sur ces routes. »
En augmentation
Le concept des écoroutes n’est d’ailleurs pas unique à Saint-Ubalde. On en retrouve dans d’autres municipalités québécoises, ainsi que sur certaines routes aux quatre coins du Québec dont la gestion relève du ministère des Transports et de la Mobilité durable. « Pour la saison hivernale 2025-2026, 39 tronçons, représentant plus de 300 km, seront désignés comme étant des écoroutes d’hiver », précise la porte-parole du ministère.
Selon Alexandra Houde, ce nombre tend à augmenter au fil du temps et, détail important, il s’agit généralement de routes régionales et collectrices à faible débit de circulation. Bref, cela ne s’applique pas aux autoroutes.
« Le ministère est guidé par trois grands principes : la sécurité routière, la sensibilisation du milieu et la protection des zones vulnérables aux sels de voirie », précise Alexandra Houde.
Des études ont démontré que les sels de voirie pénètrent dans le sol, affectent les eaux souterraines et ont un impact sur la biodiversité, confirme le chimiste et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke, Marc Olivier.
Déneigement écologique
La Ville de Saint-Hyacinthe a, pour sa part, adopté le « déneigement écologique ». Sauf lorsque les conditions climatiques rendent son utilisation inévitable, le sel de déglaçage est remplacé par de petites pierres dans les rues résidentielles des secteurs où ce type de déneigement est mis de l’avant.
Après avoir mis sur pied un projet pilote dans certains quartiers en 2022, la ville de 60 000 habitants, en Montérégie, a étendu, à quelques exceptions près, ce type de déneigement à l’ensemble de son territoire l’an dernier. Les pratiques demeurent inchangées sur les ponts, les côtes, les artères principales, comme celles du centre-ville, et les trottoirs, est-il précisé sur le site de la Ville de Saint-Hyacinthe.