La nouvelle plateforme bilingue a notamment pour objectif de rendre accessible l’ensemble de la recherche faite au pays pour aider les producteurs porcins à prendre des décisions plus éclairées. Photo : Martin Ménard/Archives TCN
Recherche

Un nouveau pôle de recherche canadien sur le porc

Patricia Blackburn

La barrière de la langue n’est plus un frein pour consulter les résultats de recherches sur la production porcine au pays. Depuis le début du mois de juillet, les trois plus gros centres de recherche sur le porc au Canada, soit le Centre de développement du porc du Québec, le Prairie Swine Centre (en Saskatchewan) et le Canadian Centre for Swine Improvement (en Ontario), avec l’appui du Swine Innovation Porc, ont lancé une plateforme qui centralise l’ensemble des études canadiennes pour en faciliter l’accès dans les deux langues officielles.

Didier Labarre explique avoir collaboré avec un chercheur du département de l'Agriculture des États-Unis, au New Jersey, pour qu’un protocole de détection hyper précis de la maladie de la fausse fleur, soit implémenté au Québec, dans le nouveau laboratoire moléculaire. Photo : Gracieuseté du CRIC

Un laboratoire qui détecte les maladies sur le champ dans la canneberge

Caroline Morneau

À même le centre de recherche et d’innovation qu’elle a créé en 2024, l’industrie de la canneberge s’est dotée d’un nouveau laboratoire moléculaire où des maladies dommageables pour les cultures pourront être identifiées presque instantanément, avec une précision qu’il était impossible d’atteindre, au Québec, auparavant. Cela permettra aux producteurs de contrôler la prolifération de telles maladies en amont, avec plus d’efficacité.

Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec a organisé un colloque, le 10 décembre, intitulé Santé des sols – Pourquoi s’y engager? Le chercheur Jean Caron est venu partager ses derniers résultats, signalant que la qualité des sols se dégrade et qu’il s’agit d’une menace à la rentabilité des entreprises. Photo : Martin Ménard/TCN

La dégradation des sols nuit à la santé financière des producteurs

Martin Ménard

Le chercheur Jean Caron, du Département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval, a publié une étude, en 2026, qui démontre que 93 % de 18 champs de maïs inventoriés dans le sud-ouest du Québec affichent des problèmes de diffusivité relative des gaz. Cela signifie que l’oxygène dans le sol devient insuffisant au fonctionnement optimal des racines et de l’activité des microorganismes bénéfiques, comme les bactéries et les champignons.

Des études ont montré que les larves de mouches soldats noires peuvent dégrader efficacement divers antibiotiques, grâce à leur microbiote intestinal, sans contribuer à la sélection de bactéries résistantes aux antibiotiques. Photo : Rezmita Anggriani, Shutterstock

Réduire les antibiotiques vétérinaires dans l’environnement agricole

Laurence Auger, Linda Saucier, Grant W. Vandenberg, Antony T. Vincent et Marie-Hélène Deschamps Marie-Lou Gaucher et Alexandre Thibodeau

Dans les fermes canadiennes, les antibiotiques sont utilisés pour traiter, prévenir ou contrôler les maladies animales. Si leur usage est encadré par des règlements stricts, une partie des antibiotiques administrés n’est pas métabolisée et se retrouve dans les excréments, qui sont ensuite épandus sur les terres agricoles. Ce mode de gestion contribue à la dissémination de résidus d’antibiotiques dans l’environnement et au développement de bactéries qui leur sont résistantes, un enjeu majeur en santé publique, en économie et en environnement. 

La prévention demeure essentielle pour préserver la santé et veaux, ainsi on doit toujours prioriser la prise de colostrum à la naissance. Photo : PBQ

Caractérisation des E. coli résistants aux antimicrobiens chez les veaux lourds

Maud de Lagarde, DMV, DACVIM, Ph.D

Le Québec occupe une place dominante dans la production de veaux en Amérique du Nord. Le cycle de production commence par le transport des animaux, souvent à un très jeune âge (médiane de 11 jours). Il a également été démontré qu’environ 60 % de ces veaux présentent un déficit de transfert d’immunité passive, ce qui les rend plus vulnérables aux maladies infectieuses.