Alcools 20 février 2026

La rentabilité en produisant pour Au Pied de cochon

Depuis quelques années, la Distillerie La Manufacture, dans les Laurentides, assure sa rentabilité en produisant le Gin Mononcle, le Gin Matante et la Vodka Redoux pour l’entreprise Au Pied de cochon et son célèbre fondateur, Martin Picard. 

« Produire pour Martin Picard, ça assure la survie et la pérennité de l’entreprise. Si je ne produisais pas pour quelqu’un d’autre, il n’y aurait pas moyen de vivre juste par mes produits », témoigne le copropriétaire de la distillerie artisanale de Sainte-Agathe-de-Monts, Laurent Roche-Ballard. 

Parmi ses propres produits, le Gin Panacée, un produit haut de gamme dont le prix de détail s’élève à 65 $, fonctionne bien, dit-il, mais son meilleur vendeur est le Gin Mononcle, qu’il produit à même ses installations avec la recette d’Au Pied de cochon. 

La Distillerie La Manufacture, dans les Laurentides, assure sa rentabilité en produisant le Gin Mononcle et le Gin Matante pour l’entreprise Au Pied de cochon.
La Distillerie La Manufacture, dans les Laurentides, assure sa rentabilité en produisant le Gin Mononcle et le Gin Matante pour l’entreprise Au Pied de cochon.

Son entreprise dispose des équipements pour tout faire « du grain à la bouteille » en n’utilisant que des ingrédients locaux, ce qui a plu à M. Picard, selon ses dires. La rencontre s’est faite parce qu’ils sont représentés par la même agence à la SAQ.

« On lui charge le coûtant pour fabriquer le produit avec sa recette. Lui, il fournit les bouteilles. Après, je reçois un montant en subvention par bouteille vendue à la SAQ et je n’ai pas à m’occuper du marketing, ce qui, des fois, peut être difficile ou coûteux », ajoute le distillateur. 

Selon le président de l’Union québécoise des microdistilleries, Nicolas Bériault, ce genre d’entente pour tirer son épingle du jeu et diversifier ses marchés est courante dans l’industrie. 

« Chacun trouve des façons de s’amener de la business, que ce soit en embouteillant des produits pour d’autres, en faisant des produits dérivés. Chacun doit être créatif, développer différents marchés, différents créneaux », indique-t-il.