Nicholas Tremblay se réjouit que la production d’œufs ait permis d’établir sa famille et de valoriser à plus haut potentiel la terre de ses arrière-grands-parents. Photo : Martin Ménard/TCN
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S'abonner maintenantSAINT-AMBROISE – Un maigre pâturage enclavé par la forêt, au nord de Saguenay, a subi tout un changement de vocation en devenant le point de départ de trois sites de production d’œufs de consommation. « Je rêvais d’être agriculteur », se remémore Nicholas Tremblay, qui demeurait à Sainte-Julie, en Montérégie, dans un contexte qui n’avait rien d’agricole, lorsqu’il a élaboré son projet de ferme, à Saint-Ambroise, sur la terre de ses ancêtres, à près de 500 km de là. « Mon grand-père l’a donnée de son vivant à mon père, qui nous l’a donnée pour qu’on puisse se partir. Je voulais avoir une ferme pour produire des œufs ou du poulet. J’avais déjà travaillé pour la Coopérative fédérée, à Victoriaville, et ces élevages m’intéressaient. La Fédération des producteurs d’œufs du Québec avait commencé un concours pour un prêt de quotas au démarrage, mais pour soumettre un plan d’affaires, ça prenait un lopin de terre », relate-t-il.

Sa conjointe et lui ont remporté le concours des 5 000 poules pondeuses et ont pris la direction du Saguenay, en 2008, pour y construire leur premier poulailler et, par la suite, fonder une famille de trois enfants. Le couple a acheté du quota et profité de la croissance de la production pour construire neuf bâtiments, qui abriteront, à terme, au-dessus de 50 000 pondeuses. « Aujourd’hui, on produit des œufs presque uniquement de poules en liberté et on fabrique notre propre moulée à la ferme. Tout cela est au-delà de nos espérances du départ », dit M. Tremblay, d’ailleurs fier d’avoir deux enfants souhaitant prendre la relève.