Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantAvec l’augmentation de la population, la demande de lait, de poulet et d’œufs s’est accrue. Par conséquent, le droit de produire des éleveurs en place a été augmenté par l’entremise de quotas gratuits distribués à ceux qui l’ont désiré. Différents intervenants du secteur agricole au Saguenay–Lac-Saint-Jean ont suggéré de partager une part plus importante de cette croissance à de nouveaux producteurs.
En dix ans, la production de poulet a augmenté de 26 %; la production de lait, d’environ 30 %; et la production d’œufs, de près de 80 %, avec des allocations de quotas pour le Québec qui ont augmenté de 3 165 128 poules pondeuses. Chez les producteurs d’œufs, sur les 3 165 128 allocations de quotas données aux producteurs du Québec en 10 ans, environ 3 %, soit 106 188, ont été réservées aux deux programmes d’accès au quota destinés aux nouveaux producteurs non apparentés.
Un pas dans la bonne direction, dit Nicholas Tremblay, qui a lui-même pu démarrer sa ferme grâce au prêt gratuit à vie d’un quota de 5 000 pondeuses. « La majorité de la croissance est donnée aux producteurs déjà en place. C’est à nous, producteurs sous gestion de l’offre, de nous questionner : Est-ce qu’on en partage assez? Est-ce qu’on est prêts à en laisser un petit peu plus pour créer davantage de nouvelles fermes? C’est une décision que nous devrons prendre, une décision dans l’intérêt collectif, mais qui va à l’encontre de l’intérêt individuel », soulève celui qui serait prêt à partager davantage la croissance qui lui est allouée.